Un retour au multilatéralisme

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Joe Biden lors de son allocution Joe Biden en visite à Munich, en Allemagne   © AFP/HARALD DETTENBORN

Le vice-président américain, Joe Biden, est en visite en Allemagne, où il a prononcé le premier grand discours de politique étrangère de l'administration de Barack Obama.

Le vice-président des États-Unis, dans un discours à la 45e Conférence annuelle sur la sécurité, donne un nouveau ton aux relations entre son pays et le reste du monde.

Il a pris la parole dans le cadre de la Conférence internationale de Munich portant sur la sécurité.

M. Biden a affirmé que les États-Unis s'engagent à employer un nouveau ton dans leurs relations en écoutant et consultant davantage leurs alliés. « L'Amérique fera plus, mais l'Amérique demandera plus à ses partenaires », a-t-il dit à ce sujet.Il a indiqué qu'à l'avenir, Washington consulterait davantage ses alliés, mais exigerait d'eux qu'ils prennent davantage de responsabilités.

Il a également fait savoir que les États-Unis mettraient fin à l'unilatéralisme de l'administration Bush. Puis, il a évoqué des actions préventives plutôt que réactives pour résoudre les crises et les conflits.

Mains tendues à l'Iran

Joe Biden à son arrivée à la Conférence internationale de Munich Joe Biden à son arrivée à la Conférence internationale de Munich   © AFP/HARALD DETTENBORN

Concernant l'Iran, le vice-président américain a indiqué que les États-Unis étaient prêts à dialoguer, sous certaines conditions. « Nous serons prêts à parler à l'Iran et à lui donner un choix très clair: maintenez le cap actuel et vous connaîtrez pression et isolement; renoncez à poursuivre votre programme nucléaire illicite et à soutenir le terrorisme et vous recevrez d'importantes contreparties », a-t-il dit.

Malgré cette ouverture, les États-Unis comptent toutefois poursuivre le développement d'un bouclier antimissile pour prévenir une menace nucléaire de l'Iran. « Nous continuerons de développer des défenses antimissiles pour contrer une capacité de frappe croissante de l'Iran, à condition que la technologie s'avère fonctionnelle et efficace en termes de coût », a-t-il dit devant la Conférence annuelle de Munich sur la sécurité.

Moscou s'oppose au bouclier antimissile américain, clamant que le projet menace directement la Russie. Joe Biden a indiqué que son pays souhaitait relancer les relations diplomatiques avec la Russie. D'ailleurs, le Kremlin a fait parvenir des messages conciliants ces derniers jours à la nouvelle administration américaine.

La chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy et le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov, sont également présents à la Conférence internationale de Munich qui se termine dimanche.

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