Les États-Unis détiennent des installations militaires depuis 106 ans sur l'île de Cuba.
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PC/Brennan Linsley
L'ex-président cubain, Fidel Castro, demande au nouveau président américain Barack Obama de rétrocéder à Cuba les terres sur lesquelles se trouve la base navale de Guantanamo Bay. Pour Fidel Castro, l'opération d'une base militaire et d'une prison par les États-Unis dans son pays, contre la volonté de la population, constitue une violation du droit international.
L'ancien président cubain demande à Barack Obama de rendre à son peuple la base navale et la baie de Guantanamo qu'occupent les États-Unis dans l'est de Cuba depuis plus de 100 ans.
Fidel Castro, qui jusqu'à tout récemment estimait que Barack Obama était « honnête et noble », a changé son fusil d'épaule après que son administration a déclaré qu'elle ne rendrait pas Guantanamo tant que la base représenterait un intérêt militaire pour les États-Unis.
« Ne pas respecter la volonté de Cuba est une marque d'arrogance et un énorme abus de pouvoir à l'encontre d'un petit pays », a accusé Fidel Castro dans un commentaire publié sur le site Internet cubadebate.cu.
Les États-Unis détiennent depuis 1903 un bail permanent sur la base navale et la baie de Guantanamo dans la pointe sud-est de l'île de Cuba. Le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro a contesté à maintes reprises le traité qui accorde ce bail à Washington, mais sans succès.
Visiblement piqué par cette fin de non-recevoir du nouveau président américain, Fidel Castro a également accusé Barack Obama de soutenir ce qu'il a appelé le « génocide israélien » contre les Palestiniens.
Selon l'ex-président cubain, Barack Obama reprend la politique de George W. Bush en appuyant sans réserve Israël, une puissance nucléaire qui « menace avec une violence extrême la population de tous les pays de foi musulmane ».
« C'est une façon de partager le génocide des Palestiniens, dans laquelle est tombé notre ami Obama », écrit Fidel Castro sur Internet.
Toujours influent à Cuba malgré ses ennuis de santé, Fidel Castro, aujourd'hui âgé de 82 ans, a dû céder la présidence de Cuba à son frère Raul Castro. Ce dernier s'est déclaré ouvert à un dialogue avec la nouvelle administration américaine tout en exprimant des réserves sur l'éventualité d'un changement réel d'attitude de Washington à l'égard de Cuba.