Dennis Blair (archives)
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AFP/ROSLAN RAHMAN
Le Sénat américain confirme la nomination de l'amiral à la retraite Dennis Blair en tant que directeur du renseignement américain (DNI), supervisant les 16 agences américaines de renseignement, dont la CIA.
Le Sénat américain a confirmé mercredi soir la nomination de l'amiral à la retraite Dennis Blair à la tête du renseignement américain (DNI), qui succède ainsi à Mike McConnell.
En tant que directeur du DNI, un poste créé après les attentats du 11 septembre 2001, M. Blair supervisera les 16 agences américaines de renseignement, dont la CIA. Il sera aussi chargé de faire un compte-rendu quotidien au président Barack Obama sur les questions d'espionnage.
Lors de son audition devant la Commission sénatoriale du renseignement, jeudi dernier, Dennis Blair a dit rejeter l'usage de la torture et les écoutes effectuées sans mandat. « La torture est illégale, immorale, et inefficace », a-t-il déclaré. Le Manuel de l'armée de Terre américaine, qui interdit la torture, « sera révisé pour devenir un manuel à la fois pour les militaires et la communauté du renseignement », a-t-il précisé.
Au nom de la guerre contre le terrorisme lancée par le président George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA, principale agence américaine de renseignement chapeautée par le DNI, a reconnu avoir eu recours à la simulation de noyade (« waterboarding »), une pratique généralement considérée comme de la torture.
Cependant, l'amiral Blair a refusé de dire que la simulation de noyade était une torture afin de ne pas exposer les agents du renseignement qui auraient utilisé cette pratique, autorisée à l'époque par les plus hautes autorités américaines, à des poursuites judiciaires. « Je n'ai pas l'intention de rouvrir les dossiers de ces agents », a-t-il affirmé.
L'amiral Blair a été l'un des directeurs de l'état-major interarmées. Il a occupé plusieurs postes dans l'état-major de la marine et le Conseil national de sécurité, avant d'être promu commandant en chef des forces armées américaines de la zone Pacifique, un poste qu'il a occupé jusqu'en 2002. Il avait pris sa retraite cette année-là après 34 ans de carrière dans la marine. Dans les années 90, il avait également travaillé avec la CIA.
Le Sénat a également confirmé Christina Romer, professeur à l'Université de Californie, à Berkeley, à la tête du Conseil des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Ce conseil composé de trois membres est chargé de faire des recommandations au président.