Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, est devant la Commission sénatoriale des forces armées.
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Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, déclare que l'Afghanistan représente désormais le principal défi militaire des États-Unis. Pendant ce temps, les talibans qualifient « d'étape positive » la fermeture de la prison de Guantanamo.
L'Afghanistan représente désormais le principal défi militaire des États-Unis. C'est du moins ce qu'a déclaré mardi le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, devant la Commission sénatoriale des forces armées. Il s'agit du seul membre du gouvernement Bush à avoir été reconduit dans ses fonctions.
Il a prédit que la bataille sera très longue et difficile et que Washington doit désormais se fixer des objectifs « limités et réalistes » afin de ne pas essuyer une défaite. Il a aussi insisté sur l'importance de contribuer au développement des forces de sécurité afghanes.
Washington, qui a plus de 30 000 soldats en Afghanistan, s'est engagé à en envoyer jusqu'à 30 000 autres pour combattre la rébellion des talibans. Il n'en reste pas moins que les États-Unis misent sur un renforcement des effectifs de l'armée afghane pour prendre un jour la relève des troupes de l'OTAN.
Pour sa part, le plus haut gradé américain, le général Michael Mullen, a exhorté mardi les pays de l'OTAN à envoyer plus de troupes en Afghanistan pour assurer le succès de la mission. En effet, les Européens, en particulier, se montrent très réticents à cet égard.
À la veille de discussions au Pentagone
Les propos de Robert Gates interviennent à la veille de la première visite de Barack Obama au Pentagone. Le président devrait discuter mercredi avec son état-major du retrait des troupes d'Irak et de l'envoi d'importants renforts en Afghanistan, pays dont il a fait sa priorité.
Par ailleurs, le secrétaire à la Défense s'est dit préoccupé par le nombre de victimes civiles afghanes. Selon lui, elles font « énormément de tort » à la mission américaine.
Il a néanmoins affirmé que Washington continuerait de pourchasser Al-Qaïda « où qu'il soit », laissant ainsi entendre que les tirs de missile américains se poursuivraient dans le nord-ouest du Pakistan. Al-Qaïda et les insurgés talibans y ont d'importantes bases.
Le président Obama avait promis pendant sa campagne électorale un retrait des troupes d'Irak dans les 16 mois après son investiture. Il vient d'ailleurs de demander à ses responsables militaires d'accélérer la planification de ce retrait. Mardi, Robert Gates a confirmé que ce retrait faisait partie d'une « variété d'options » à l'étude.
Les talibans et Guantanamo
Barack Obama présentant le décret odonnant la fermture de la prison de Guantanamo.
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AFP/SAUL LOEB
Dans un message adressé au président américain, les talibans affirment que la fermeture de la prison de Guantanamo est une « étape positive ». Les talibans ont fait cette déclaration dans un message publié mardi sur des sites web islamistes.
Toutefois, ils ont ajouté que la paix ne sera possible que si les Américains retirent les troupes déployées en Afghanistan et en Irak. De plus, ils ont appelé le président Obama à adopter une politique opposée à celle de son prédécesseur, George Bush, en Afghanistan et dans le monde islamique.
Au lendemain de son investiture, Obama a ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo, à Cuba, où des prisonniers sont détenus depuis plusieurs années, parfois sans inculpation. Selon des organisations de défense des droits de l'homme, ils ont subi des tortures lors de leurs interrogatoires. Il y a encore 245 prisonniers à Guantanamo.
Les talibans ont été chassés du pouvoir à la fin de 2001 par une coalition internationale menée par les États-Unis. Toutefois, malgré la présence de quelque 70 000 soldats étrangers, l'insurrection des talibans s'intensifie depuis deux ans.