Barack Obama continue d'infirmer une série de politiques adoptées par son prédécesseur. Après avoir imprimé une nouvelle direction aux politiques de sécurité nationale, la semaine dernière, le nouveau président américain s'est attaqué lundi à l'héritage laissé par George W. Bush en matière de politiques environnementales.
Le président américain ordonne que les véhicules mis sur le marché à compter de 2011 consomment moins d'essence. Il ordonne aussi à l'Agence de protection environnementale de reconsidérer une demande de la Californie, qui veut réduire les émissions polluantes des véhicules roulant sur ses routes.
Le président Obama signe les ordres exécutifs en présence du secrétaire aux Transports Ray LaHood, et la directrice de l'EPA, Lisa Jackson.
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AFP/Saul Loeb
Le président Obama a ainsi signé un ordre exécutif ordonnant au département des Transports d'imposer de nouvelles règles d'efficacité énergétique pour les véhicules qui seront vendus aux États-Unis à compter de 2011. Ces règles devront être adoptées d'ici le mois de mars afin que les constructeurs puissent avoir le temps de réoutiller leurs chaînes de montage en conséquence.
Le nouveau président américain a également ordonné à l'Agence de protection environnementale (EPA) de reconsidérer une demande de dérogation soumise précédemment par l'État de la Californie, qui souhaite établir ses propres règles au sujet des émissions de gaz à effet de serre des véhicules roulant sur son territoire.
« L'Amérique ne sera pas l'otage de la diminution des ressources, de régimes hostiles et du réchauffement de la planète », a déclaré M. Obama. « Nous n'allons pas rester à ne rien faire sous prétexte qu'agir est difficile. C'est le moment de faire des choix difficiles ».
En déposant une demande de dérogation auprès de l'EPA en 2005, la Californie voulait imposer des règles plus contraignantes que celles requises par Washington. L'administration du gouverneur Arnold Schwarzenegger souhaite que les émissions des véhicules immatriculés en Californie baissent de 30 % d'ici 2016, soit quatre ans plus tôt que ce que voulait faire le gouvernement fédéral.
Ces règles, qu'elles entrent en vigueur en 2016 ou en 2020, auront pour effet de forcer les constructeurs à fabriquer des véhicules qui parcourent 35 milles au gallon en moyenne (soit environ 6,7 litres aux 100 kilomètres), plutôt que 27 (8,7 l./100 km], comme c'est le cas actuellement.
Le refus de l'administration Bush d'agir, stimulé entre autres par la farouche opposition des constructeurs américains, a poussé la Californie à s'adresser aux tribunaux. Pas moins de 13 autres États se sont rangés derrière la Californie dans ce dossier, dont New York, le New Jersey, le Connecticut, le Massachusetts et la Pennsylvanie.
Les constructeurs automobiles ont plaidé auprès de l'administration Bush que l'adoption de règles plus strictes en Californie serait un casse-tête, puisqu'elles créeraient de facto deux marchés distincts sur un territoire où il n'y en a actuellement qu'un seul.