Barack Obama a pris possession de la Maison-Blanche le 20 janvier.
©
PC/AP/Pablo Martinez Monsivais
Au lendemain de la fête grandiose qui a marqué son assermentation à titre de 44e président des États-Unis, Barack Obama s'est attelé mercredi à la tâche colossale dont il a hérité.
Les longues célébrations entourant son investiture étant terminées, Barack Obama prend possession du bureau ovale. Il rencontrera ses conseillers économiques et les responsables de l'armée.
Selon son porte-parole, Robert Gibbs, le président américain a entrepris sa journée à 8 h 35, dans le bureau ovale, en lisant une note laissée à son intention par son prédécesseur, George W. Bush. La note était libellée « À l'attention de: 44, de la part de: 43 ». Le contenu du message n'a pas été révélé.
Avant de partir pour un service religieux à la cathédrale de Washington en compagnie de son épouse, le nouveau président a appelé le premier ministre israélien Ehoud Olmert, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le roi de Jordanie Abdallah II et le président égyptien Hosni Moubarak.
En après-midi, Barack Obama rencontre ses conseillers économiques, afin de discuter du nouveau plan de relance de 825 milliards de dollars américains qu'il compte soumettre au Congrès. Ce plan s'ajouterait à celui de 750 milliards mis en oeuvre par l'administration Bush.
Une réunion avec les responsables de l'armée aura lieu ensuite, à savoir le secrétaire à la Défense Robert Gates, le chef d'État-major de l'armée Mike Mullen, le commandement militaire pour le Proche-Orient et l'Asie centrale, le général David Petraeus, et le commandant des troupes en Irak, le général Raymond Odierno. Il sera cette fois question de l'avenir des opérations militaires en Irak et en Afghanistan.
Au cours de la campagne, Barack Obama a dit à de multiples reprises qu'il entendait retirer les troupes américaines d'Irak d'ici 16 mois, tout en renforçant l'effort de guerre en Afghanistan, qu'il considère comme l'épicentre de la lutte contre les activistes islamistes. Son conseiller principal, David Axelrod, a déclaré à CNN mercredi matin que le président croit toujours que cet échéancier est plausible, mais que cela fera néanmoins l'objet de discussions.
Le Sénat sera également au travail. Il doit tenir un vote formel sur la nomination d'Hillary Clinton au poste de secrétaire d'État. Le choix de Barack Obama pour le poste de secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a aussi comparu devant le comité sénatorial des Finances. Pour l'heure, six membres du Cabinet Obama ont été approuvés à l'unanimité par les sénateurs.
La nomination de Mme Clinton, déjà validée par la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, a été reportée d'une journée parce qu'un sénateur républicain, John Cornyn, s'est opposé à ce que la question soit réglée par acclamation. Il dit avoir des doutes au sujet des dons effectués de l'étranger au profit de la fondation dirigée par son mari, l'ancien président américain Bill Clinton.
Mardi, la nouvelle administration américaine a ordonné le gel de toutes les réglementations en suspens héritées de l'administration Bush afin qu'elles soient réexaminées. Elle a aussi demandé une suspension de 120 jours des procédures judiciaires entreprises contre les détenus de la prison militaire de Guantanamo Bay.