Un nouveau à la CIA

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Les nominations se succèdent à Washington. Des responsables démocrates ont indiqué aux médias que Leon Panetta, ancien secrétaire général de la Maison-Blanche à l'époque du président Bill Clinton, a été désigné directeur de la CIA, l'agence américaine du renseignement.

Des responsables démocrates indiquent que Leon Panetta a été nommé à la tête de la CIA. De son côté, Barack Obama rencontre les dirigeants du Congrès pour les presser d'adopter son plan de relance.

Âgé de 70 ans, Leon Edward Panetta a été représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Leon Panetta Leon Panetta   © AFP/Mike Theiler

Il s'agit d'une surprise pour les observateurs de la scène politique américaine, puisque M. Panetta n'a aucune expérience dans le domaine du renseignement.

Il a aussi fait partie du Groupe d'étude sur l'Irak, commission mixte qui a formulé des recommandations sur les changements à apporter à la politique américaine en Irak à la fin de 2006.

Panetta enseigne à l'Université de Santa Clara, en Californie, et dirige sa fondation, la Panetta Institute for Public Policy, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

CIALa CIA, créée en 1947, est établie à Langley, en Virginie, près de la capitale américaine, Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d'État, elle s'est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l'espionnage économique, pour réunir, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des États-Unis.
Source: AFP

Renseignement national

Par ailleurs, le poste de directeur du renseignement national sera confié à un amiral à la retraite, Dennis Blair. Il remplacera dans cette fonction Mike McConnell.

Dennis Blair Dennis Blair (archives)   © AFP/ROSLAN RAHMAN

Il hérite ainsi d'un poste créé après les attentats du 11 septembre 2001. Il aura pour mission de chapeauter l'ensemble de la communauté américaine du renseignement, dont la CIA.

Auparavant, cet amiral était l'un des directeurs de l'état-major interarmées. Il a occupé plusieurs postes dans l'état-major de la marine et le Conseil national de sécurité, avant d'être promu commandant en chef des forces armées américaines de la zone Pacifique, un poste qu'il a occupé jusqu'en 2002.

Il avait pris sa retraite cette année-là après 34 ans de carrière dans la marine. Dans les années 90, il avait également travaillé avec la CIA.

Obama veut un plan de relance

D'autre part, à deux semaines de son investiture à la Maison-Blanche, le futur président des États-Unis a rencontré les leaders démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat et un groupe d'élus influents afin de les presser d'adopter rapidement un vaste plan de relance de l'économie américaine.

Barack Obama estime qu'une action rapide et énergique est nécessaire pour sortir les États-Unis de leur plus grave crise depuis les années 30.

Barack Obama rencontre Nancy Pelosi, leader démocrate à la Chambre des représentants le 5 janvier, à Washington. Barack Obama rencontre Nancy Pelosi, leader démocrate à la Chambre des représentants.   © AFP/Mandel Ngan

Il espérait que le Congrès adopterait son plan avant son entrée en fonctions pour qu'il puisse le signer dès son arrivée à la Maison-Blanche, le 20 janvier prochain.

Selon l'équipe de M. Obama, le plan de relance pourrait coûter jusqu'à 775 milliards de dollars et créer 3 millions d'emplois.

Une bonne partie de ce plan serait consacrée à des dépenses d'infrastructures, comme la réfection de ponts et de routes, et la modernisation du réseau informatique du système de santé. Il comprendrait aussi des baisses d'impôts de 1000 $ pour les couples et de 500 $ pour les célibataires.

Selon un responsable de l'équipe de transition, les États recevraient 200 milliards pour Medicaid, le programme d'assurance-maladie pour les pauvres, et plus de 100 milliards pour les entreprises.

Le voeu de M. Obama ne sera toutefois pas exaucé. L'unanimité recherchée ne devrait pas être obtenue avant la mi-février, estiment les spécialistes, alors que le futur président voulait que le plan soit bouclé un mois plus tôt.

Biden en Asie du sud-ouest

Le vice-président élu des États-Unis, Joseph Biden, visitera plusieurs pays d'Asie du sud-ouest cette semaine. Sa porte-parole, Elizabeth Alexander, a indiqué qu'il dirigera une délégation de sénateurs des deux partis politiques.

La tournée de M. Biden, président sortant du Comité sénatorial sur les Affaires étrangères, est essentiellement une tournée d'information.

Le président élu, Barak Obama, a l'intention de revoir la politique étrangère des États-Unis dans cette région troubée, qui inclut le Pakistan, l'Inde et l'Afghanistan. Pour des raisons de sécurité, Mme Alexander n'a pas voulu préciser l'itinéraire de M. Biden.

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