27 décembre 2008
Bain de sang à Gaza27 décembre 2008
![]() International Proche-Orient Israël poursuit ses frappesMise à jour le jeudi 12 février 2009 à 10 h 49
L'aviation israélienne a repris ses frappes, dans la nuit de dimanche à lundi, en bombardant l'Université islamique de Gaza. L'attaque n'a pas fait de victimes, mais le lieu a une forte charge symbolique, puisqu'il est considéré comme un bastion du Hamas. Les frappes israéliennes entamées samedi ont fait plus de 290 morts et quelque 600 blessés. Le Comité international de la Croix-Rouge avance même le chiffre de 950 blessés. Dimanche, de nouveaux raids israéliens ont été lancés contre ce territoire contrôlé par le Hamas. Une dizaine de policiers ont été blessés dans un poste de police. Les studios de la télévision du Hamas, Al-Aqsa, étaient également ciblés, mais la chaîne continuait de diffuser dimanche. L'aviation israélienne a aussi bombardé une quarantaine de tunnels dans le sud de la bande de Gaza pour tenter de stopper l'approvisionnement du Hamas en armes. Deux Palestiniens ont été tués dans ces frappes et 22 autres blessés. Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, songe à élargir les opérations militaires. Du reste, Israël a approuvé la mobilisation de 6500 réservistes. Selon les médias israéliens, l'armée a commencé à masser des troupes et des chars aux abords de la bande de Gaza. Le gouvernement israélien semble engagé dans une longue guerre contre le Hamas. Au début de la réunion de son cabinet, dimanche, le premier ministre Ehoud Olmert a indiqué que cette offensive, qui vise à mettre fin aux tirs de roquettes des activistes palestiniens, risquait de prendre plus de temps que prévu. Une vingtaine de nouvelles roquettes tirées depuis le territoire palestinien se sont abattues dimanche dans le sud d'Israël, sans faire de victimes. L'une d'elles a atteint, pour la première fois, Gan Yavné, près du port d'Ashdod. Signe que la situation est difficile dans la bande de Gaza, des dizaines de Palestiniens ont forcé, dimanche, la frontière entre le territoire palestinien et l'Égypte, au nord du terminal de Rafah.Un policier égyptien a d'ailleurs été tué par des coups de feu tirés de la bande de Gaza. Appels à la trêve et mobilisation
Pendant ce temps, les appels au calme fusent encore. Dans une déclaration non contraignante, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à « l'arrêt immédiat » de toute violence et toutes les activités militaires. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé le Hamas à conclure une nouvelle trêve avec Israël « pour arrêter le bain de sang ». L'Égypte tente de négocier un cessez-le-feu entre Israël et Hamas, qui pourrait être suivi d'une trêve. Une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, qui aura lieu au Caire mercredi, devrait se pencher sur cette question. L'heure est aussi à la mobilisation. La Libye a mis en place un pont aérien pour évacuer les blessés de la bande de Gaza. Deux avions ont été affrétés à cet effet vers l'aéroport d'Al-Arish, à 40 km du terminal de Rafah, point de passage entre l'Égypte et la bande de Gaza. Ce point de passage est sujet de vives tensions entre Le Caire et le Hamas. La police égyptienne a d'ailleurs tiré des coups de feu en l'air, dimanche, pour empêcher des Palestiniens de forcer le point de passage. Un policier égyptien a été tué par des coups de feu provenant de Gaza. La Jordanie a également décidé d'envoyer, via Israël, de l'aide alimentaire et du matériel médical à la bande de Gaza. De son côté, le Croissant-Rouge iranien va envoyer deux avions d'aide humanitaire pour les habitants de Gaza, via l'Égypte. Pour sa part, le ministère israélien de la Défense a indiqué dimanche soir avoir autorisé une centaine de camions à livrer de l'aide humanitaire à Gaza. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé les pays musulmans à punir Israël pour « ses crimes à Gaza » et a déploré le « silence encourageant » de certains dirigeants arabes. L'Iran est un fidèle allié du Hamas, mais dément fournir ce mouvement en armes et affirme le soutenir seulement moralement et financièrement. Colère dans le monde arabe
Les manifestations contre les raids israéliens se multiplient dans le monde arabe depuis les sanglantes attaques israéliennes contre la bande de Gaza. Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour exprimer leur colère. Dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, certains manifestants ont même accusé le président égyptien Hosni Moubarak d'avoir orchestré l'offensive avec Israël. Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a pour sa part déclaré avoir demandé aux combattants du mouvement de se préparer à une possible attaque d'Israël. « Nous sommes prêts à faire face à toute agression sur notre territoire », a-t-il lancé. En Égypte, plus de 50 000 personnes ont manifesté dans une dizaine de villes du pays, tandis que plusieurs dizaines de milliers de Yéménites défilaient à Sanaa. À Damas, des milliers de Syriens ont également protesté contre « l'agression israélienne » et le « silence » des pays arabes. Des manifestations ont aussi eu lieu dans des capitales occidentales, comme Paris et Londres. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Reuters et Presse canadienne Fil international en continuMis à jour il y aÀ ne pas manquer
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