Appel à la trêve immédiate

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
Des Palestiniens ont manifesté à Bethléem, samedi soir, pour dénoncer les raids israéliens sur la bande de Gaza. Des Palestiniens ont manifesté à Bethléem, samedi soir, pour dénoncer les raids israéliens sur la bande de Gaza.   © AFP/MUSA AL-SHAER

Le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni d'urgence, appelle à la fin immédiate de toutes les activités militaires dans la bande de Gaza, où les raids israéliens ont fait 280 morts.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni d'urgence samedi soir, appelle à la fin immédiate des activités militaires dans la bande de Gaza, où des raids israéliens ont tué plus de 280 Palestiniens, en représailles aux tirs de roquettes d'activistes palestiniens.

La réunion, tenue à huis clos, a été convoquée à la demande de la Libye.

Le texte, non contraignant, demande également aux parties au conflit de résoudre la crise humanitaire qui asphyxie le territoire palestinien.

Le secrétaire général de l'ONU s'était plus tôt dit profondément inquiet du bain de sang et de la riposte palestinienne contre le sud d'Israël. Ban Ki-moon a appelé à un arrêt immédiat de toutes les violences.

Dimanche, de nouvelles attaques israéliennes ont été lancées dans la bande de Gaza. Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a évoqué la possibilité d'élargir les opérations militaires contre le Hamas.

Par ailleurs, six nouvelles roquettes tirées depuis le territoire palestinien se sont abattues dimanche dans le sud d'Israël, sans faire de victime.

Unanimité

L'Union européenne, les États-Unis et la Russie avaient appelé samedi à l'arrêt des bombardements israéliens sur Gaza, tout en exhortant le Hamas à cesser ses tirs de roquettes.

Les États-Unis ont pressé Israël de faire en sorte que les raids contre le Hamas ne fassent pas de victimes civiles. Le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, a également averti le Hamas qu'il devait cesser ses attaques à la roquette « pour que la violence cesse ». Pour sa part, la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, « tient le Hamas pour responsable de la violation du cessez-le-feu et du regain de violences à Gaza ».

En Europe, le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique étrangère, Javier Solana, a appelé à un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza. L'UE a déploré « le grand nombre de victimes civiles » et a condamné « l'usage disproportionné de la force ».

Le président français, Nicolas Sarkozy, a demandé « l'arrêt immédiat des tirs de roquette sur Israël ainsi que des bombardements israéliens sur Gaza ».

La présidence française de l'UE a rappelé qu'il n'y avait « pas de solution militaire à Gaza ». Tout en demandant « l'instauration d'une trêve durable », elle a encouragé « les efforts des pays voisins, en particulier ceux de l'Égypte, qui pourront permettre d'atteindre cet objectif ».

Le Royaume-Uni s'est dit « profondément inquiet », invitant le gouvernement israélien à un « maximum de retenue » et exigeant un arrêt « immédiat » des tirs de roquettes sur Israël depuis Gaza.

Pour sa part, la Russie a exhorté Israël à mettre fin à « l'opération d'envergure » contre Gaza et le Hamas à cesser les tirs de roquettes contre le territoire israélien.

Réunion d'urgence de la Ligue arabe

L'ensemble des pays arabes et l'Organisation de la conférence islamique (OCI), basée à Djeddah, en Arabie saoudite, ont condamné les bombardements israéliens. Ils ont été qualifiés de « crimes de guerre » par l'OCI.

D'ailleurs, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé la tenue d'une réunion d'urgence des ministres arabes des Affaires étrangères. Elle se tiendra au Caire « pour examiner les raids israéliens contre Gaza ».

Cette réunion aura lieu à la demande de la Jordanie, qui a aussi contacté le président égyptien, Hosni Moubarak, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, pour « lancer une initiative arabe et internationale visant à mettre fin à l'agression israélienne ».

Pour sa part, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a déjà entrepris des contacts avec des dirigeants arabes afin d'adopter une position « ferme et sérieuse, après la boucherie qui a eu lieu aujourd'hui à Gaza ».

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