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International Bande de Gaza

Chômage et violence

Mise à jour le jeudi 18 décembre 2008 à 14 h 09

Une mère palestinienne et son fils dans un camp de réfugiés dans le nord de la bande de Gaza

Photo: AFP/MOHAMMED ABED

Une mère palestinienne et son fils dans un camp de réfugiés dans le nord de la bande de Gaza

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA) qualifie la situation dans la bande de Gaza de « profonde crise de dignité humaine ».

Selon un rapport de l'organisme onusien, cette situation est due au blocus imposé par Israël. L'UNOCHA affirme que le taux de chômage dans ce territoire palestinien est passé de 32 % à 49 % en une année.

Les 1,4 million d'habitants de la bande de Gaza ont le plus grand mal à assurer leur subsistance en raison des pénuries en nourriture. Ils sont également privés d'électricité jusqu'à 16 heures par jour.

L'eau potable, dont la qualité est à 80 % inférieure aux normes sanitaires, n'arrive qu'une fois par semaine à la moitié de la population locale, pendant quelques heures seulement.

Par ailleurs, le blocus a provoqué une rupture des stocks de farine distribuée par l'Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans la bande de Gaza.

« Les fournitures de blé qui devaient arriver les 9-10 décembre n'ont pas pu être acheminées en raison des tirs de roquettes si bien que les minoteries ne peuvent fonctionner et l'UNRWA a été contrainte de suspendre ses distributions de nourriture », selon un communiqué.

L'UNRWA fournit une assistance alimentaire à 750 000 Palestiniens, soit la moitié de la population de la bande de Gaza.

Israël et l'Égypte ont procédé au bouclage de la bande de Gaza après la prise de contrôle du Hamas, voilà 18 mois. Israël a intensifié son blocus début novembre.

Conséquences du blocus

Selon le rapport de l'ONU, 40 000 emplois permanents et temporaires ont été perdus dans les secteurs de la pêche et de l'agriculture.

Seulement 23 entreprises industrielles sur les 3900 existantes sont fonctionnelles de façon permanente.

Toujours selon l'organisation onusienne, 70 % des terres agricoles dans la bande de Gaza ne sont plus irriguées. Ce qui conduirait à une désertification.

En raison de l'absence de pièces de rechange et du manque d'électricité, les équipements médicaux sont devenus obsolètes.

Par ailleurs, un tiers des demandes de permis de quitter Gaza pour des soins médicaux est refusé.

Seulement six chargements ont été autorisés à rentrer à Gaza. En octobre 2008, les chargements étaient au nombre de 123 et en mai 2007, ils étaient 475.

Poursuite des violences

Les funérailles d'un Palestinien tué lors d'un raid israélien mercredi

Photo: AFP/MOHAMMED ABED

Les funérailles d'un Palestinien tué lors d'un raid israélien mercredi

Les violences israélo-palestiniennes ont continué jeudi, alors qu'une trêve de six mois conclue entre Israël et le Hamas arrive à expiration vendredi..

Neuf roquettes et obus palestiniens ont été tirés à l'aube vers le sud d'Israël, sans faire ni victime ni dégât, a annoncé une porte-parole militaire.

La veille, 20 roquettes tirées par des activistes palestiniens depuis la bande de Gaza s'étaient abattues sur le sud d'Israël. L'attaque a fait deux blessés légers et a endommagé des véhicules.

En représailles, Israël a mené deux raids aériens dans la nuit dans la bande de Gaza au cours desquels un Palestinien de 47 ans a été tué.

Jeudi, un nouveau raid aérien a visé deux lanceurs de roquettes dans le nord de la bande de Gaza, a indiqué un porte-parole de l'armée israélienne. Il s'agit du cinquième raid aérien depuis mercredi, selon l'armée israélienne.

Le Hamas et le Jihad islamique se sont prononcés contre la poursuite de la trêve alors que les responsables israéliens se sont dits favorables à sa prolongation tout en agitant la menace d'une attaque de grande envergure dans la bande Gaza.

Des Israéliens qui se trouvaient à l'intérieur d'un magasin, à Sderot, atteint par une roquette palestinienne.

Photo: AFP/MORAN BUARON

Des Israéliens qui se trouvaient à l'intérieur d'un magasin, à Sderot, atteint par une roquette palestinienne.

Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a indiqué jeudi à l'AFP qu'il n'y avait « pas de possibilité de renouveler la trêve avec Israël qui expire le 19 décembre ».

Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a pour sa part réaffirmé jeudi que son pays n'avait « pas peur de lancer une opération militaire de grande envergure dans Gaza, mais il est inutile de se précipiter ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

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