En Grèce, les émeutes se sont poursuivies dans plusieurs villes.
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En Grèce, les violentes émeutes se poursuivent dans plusieurs villes, notamment à Athènes. Pendant ce temps, les policiers font tout ce qu'ils peuvent pour protéger la vie des citoyens et leurs biens.
Les violentes émeutes qui ont secoué la Grèce lors de la dernière fin de semaine se sont poursuivies lundi soir dans plusieurs villes. Toutefois, mardi matin, les autorités parlaient d'une diminution des violences à Athènes.
Dans le centre-ville de la capitale, des émeutiers aux visages cagoulés ont jeté des cocktails Molotov sur les policiers antiémeutes qui répondaient avec des gaz lacrymogènes. Pendant ce temps, des dizaines de commerces et de banques ont été incendiés, endommagés ou pillés.
Des saccages ont eu lieu dans plusieurs autres villes du pays, dont Larissa, Trikala, Corinthe, Le Pirée, Corfou et Veria. Lundi, dans la ville de Thessalonique, 300 étudiants ont incendié des voitures et saccagé des commerces.
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Cette flambée de violence, qui embrase de grandes villes de la Grèce, a été provoquée par la mort samedi d'un adolescent de 15 ans. Il a été abattu par la police lors d'une échauffourée à Athènes.
L'agitation a même débordé les frontières du pays jusqu'en Allemagne, où un groupe de manifestants a occupé pendant huit heures lundi le consulat de Grèce à Berlin en guise de protestation. Les manifestants ont accroché un drapeau grec sur la façade de l'immeuble arborant le message « État assassin ».
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Un appel au calme
À Athènes, le gouvernement grec a tenté de calmer les esprits en promettant de faire toute la lumière sur les circonstances qui ont entouré la mort du jeune Andreas Grigoropoulos, tombé samedi soir sous les balles de la police.
Le premier ministre Costas Caramanlis, dont le gouvernement est affaibli par diverses affaires et par la crise économique, a lancé un appel au calme. Il a présenté publiquement ses excuses au père du jeune homme tué.
Les deux agents impliqués dans l'incident ont été arrêtés dimanche. L'un d'eux fait face à des accusations d'homicide involontaire. L'autre agent pourrait être inculpé de complicité pour incitation. Le chef du commissariat de police du quartier Exarchia a pour sa part été suspendu de ses fonctions.
Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a déclaré lundi soir que les violentes émeutes dans plusieurs villes grecques étaient « inacceptables ».
Une traînée de poudre
L'incident à l'origine des émeutes, aussi violentes qu'inattendues, a eu lieu dans le quartier d'Exarchia, à Athènes, tout près des universités. Des sensibilités gauchistes et anarchistes s'y côtoient.
Selon la version officielle, la victime faisait partie d'un groupe d'une trentaine de jeunes qui s'en est pris à un véhicule de police à coup de pierres. Un des policiers est alors sorti du véhicule et a fait feu, tuant l'adolescent.
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La nouvelle de sa mort s'est répandue comme une traînée de poudre dans Athènes et ailleurs au pays, notamment par des sites Internet qui auraient joué un rôle dans l'apparition de mouvements de protestation spontanés dans les grandes villes du pays.
Il s'agit des émeutes les plus importantes depuis celles de janvier 1991, dans la foulée du meurtre d'un instituteur par des voyous d'extrême droite. Les heurts entre policiers et gauchistes sont par ailleurs monnaie courante dans le quartier d'Exarchia.
C'est la première fois depuis 1985 qu'un mineur est tué en Grèce par un policier, a précisé un porte-parole de la police. Cette année-là, la mort du mineur avait déclenché des mois de heurts quasi quotidiens entre policiers et protestataires.