Les soldats congolais préparent une contre-attaque contre les rebelles.
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AFP/Walter Astrada
Après d'intenses combats qui ont provoqué la fuite de milliers de civils, les forces rebelles du général Laurent Nkunda se sont emparées dimanche d'un important camp militaire, dans l'est du pays, à 50 km au nord de Goma.
Le général rebelle congolais Laurent Nkunda défie l'appel au cessez-le-feu du Conseil de sécurité de l'ONU. Ses milices s'emparent par la force d'un important camp militaire dans l'est du pays.
Un nombre indéterminé de militaires, rebelles et civils ont perdu la vie durant ces nouveaux affrontements, ont indiqué des responsables de l'ONU et de la rébellion.
Dimanche matin, les forces congolaises convergeaient vers le camp militaire en vue d'une contre-attaque qui s'annonce meurtrière.
Les échanges de tirs se poursuivent toujours en parallèle à une vingtaine de kilomètres du camp de Rubamgo, qui constitue pour l'armée congolaise un verrou important dans la province congolaise du Nord-Kivu.
C'est la deuxième fois que le camp de Rumangabo tombe aux mains des partisans du général Nkunda. Son mouvement, le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), s'en était retiré le 9 octobre à la demande de la Mission de l'ONU « pour maximiser les chances d'un règlement pacifique de la crise ».
Les traces du génocide rwandais
Le CNDP affirme avoir pris d'assaut le camp militaire « en riposte aux attaques généralisées sur tous les fronts de la coalition gouvernementale ». Selon lui, cette coalition réunit l'armée congolaise, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (rebelles hutus rwandais réfugiés au Congo depuis le génocide de 1994 au Rwanda) et les hors-la-loi du Pareco.
De son côté, Kinshasa accuse le Rwanda, pays voisin où le régime est dominé par la communauté tutsie, de soutenir militairement le CNDP du général déchu Laurent Nkunda, qui appartient à l'ethnie tutsie.
Des combats opposent les forces congolaises au CNDP depuis le 28 août dans les collines du Nord-Kivu, en violation d'un cessez-le-feu issu de l'accord de paix de Goma, signé en janvier 2008.
Selon l'ONU, plus de 200 000 personnes ont fui la région depuis août, rejoignant ainsi les 1,2 million de Congolais déplacés depuis le début des combats en 2007.
Les Nations unies ont beau avoir déployé une force de maintien de la paix de plus de 18 000 hommes, cette dernière n'a pas réussi à faire cesser ces affrontements dans cette province rurale et forestière.