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International 12e Sommet de la Francophonie

Ban Ki-moon distribue ses louanges

Mise à jour le samedi 18 octobre 2008 à 12 h 58

Sommet de la Francophonie

Les drapeaux des délégations au Sommet de la Francophonie

Sur fond de crise financière, la trentaine de chefs d'état et de gouvernements réunis au Sommet de la Francophonie ont entamé leurs travaux samedi matin. Ils se sont d'abord penchés à huis clos sur le thème Démocratie et État de droit.

Dans une entrevue avec Céline Galipeau, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué l'implication du Canada en Afghanistan.

Votre implication en Afghanistan est très appréciée, mais elle a su diviser votre pays.

— Ban Ki-moon

Ces propos sont survenus alors qu'il venait d'assister à l'atelier sur la démocratie, auquel ont participé le président français Nicolas Sarkozy, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et le premier ministre du Québec, Jean Charest.

Ban Ki-moon a aussi affirmé que « l'ONU et la Francophonie ont des objectifs communs pour le développement humain et pour la paix, mais aussi pour combattre cette crise financière mondiale », qui prend une place importante dans les couloirs du Sommet de la Francophonie.

En tant que Secrétaire général de l'ONU, j'ai pour mission première d'empêcher que la crise n'ajoute aux souffrances des plus pauvres d'entre les pauvres.

— Ban Ki-moon

De son côté, Nicolas Sarkozy croit que l'occasion est belle pour se questionner sur le capitalisme et maintient son appel en faveur d'une grande conférence internationale pour aborder la crise financière.

Il s'envole d'ailleurs samedi après-midi vers Camp David aux États-Unis pour en discuter avec le président Bush. Le premier ministre français, François Fillon, a été dépêché au dernier moment pour assurer une présence française de haut niveau à Québec.

En clôturant un sommet Canada-Union européenne en présence du président français, Stephen Harper a martelé vendredi que le ralentissement mondial ne doit pas servir à une augmentation du protectionnisme.

Accord historique avec la France

Vendredi, le premier ministre du Québec Jean Charest et le président français Nicolas Sarkozy ont signé en grande pompe l'Entente sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles.

Cet accord historique lève l'essentiel des obstacles pour les travailleurs désirant s'établir de part et d'autre de l'Atlantique.

Le Québec ouvre ainsi ses portes aux travailleurs qualifiés français pour combler en partie le manque de main-d'oeuvre à venir.

En contrepartie, les travailleurs québécois de la santé et de la construction, les avocats et les architectes et plusieurs autres professionnels pourront aller exercer leur profession dans l'Hexagone.

Déclaration commune avec Haïti

La République d'Haïti et Québec ont signé samedi une déclaration commune portant sur la coopération dans les domaines de la culture et des communications.

Cet accord permettra notamment une collaboration plus soutenue aux programmes d'échange et de coopération qui favorisent la démocratisation et la diffusion de la culture.

Des échanges de formateurs ou de spécialistes entre les organismes culturels, tels que des centres de lecture publique et d'animation culturelle, et des bibliothèques publiques, seront encouragés.

Le Québec et la République d'Haïti forment les deux plus importantes communautés francophones des Amériques.

L'environnement au programme

Les participants du Sommet de la Francophonie se penchaient samedi après-midi sur le thème de l'environnement.

Les chefs d'État et les gouvernements ont échangé sur la question autour de quatre tables.

Leurs discussions étaient ensuite amenées en plénière. Année après année, ils devront faire état de l'évolution par rapport aux décisions qui auront été prises à Québec, lors de ces échanges.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Presse canadienne

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