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International En profondeur

Journaliste:Bruno Maltais

Mise à jour le dimanche 19 octobre 2008 à 19 h 37

Chroniques Web

Suivez le Sommet de Québec sur Radio-Canada.ca

Le journaliste Bruno Maltais était sur place. Il rend compte ici des principaux événements du XIIe Sommet de la Francophonie.
Questions, commentaires? Écrivez-lui à bruno.maltais@radio-canada.ca

Miracles derrières des portes closes

19 octobre - 16 h 30 Le XIIe Sommet de la Francophonie est chose du passé. Tout le monde plie bagage.

Lors de la conférence de presse de clôture, le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, a affirmé qu'« aucun problème n'a été occulté », que « ce sommet est véritablement exceptionnel à tous les points de vue », ajoutant que plusieurs « miracles » y ont eu lieu.

Le premier ministre français, François Fillon, a quant à lui parlé d'« un Sommet qui marquera, en raison des décisions qui ont été prises ».

Pour les 700 journalistes accrédités, il a toutefois été très difficile de savoir quels sont ces miracles réalisés derrière les portes closes, l'essentiel du Sommet de Québec s'étant déroulé en huis clos.

***

La crise financière et l'environnement ont tenu le haut du pavé de la rencontre. Quant à la langue française, qui était abordée pour la première fois dans la cadre d'un Sommet de la Francophonie, elle a fait l'objet d'une déclaration qui appelle à « la mobilisation pour valoriser la langue française », pour reprendre les propos du premier ministre du Québec Jean Charest.

Pour faire suite à la résolution sur l'utilisation du français dans les organisations internationales en 2006 à Bucarest, un rapport était attendu en même temps que la déclaration finale. Or, au moment d'écrire ces lignes, ce rapport n'était toujours pas disponible. Vérification faite auprès de l'OIF, on me dit qu'« il n'y a pas d'autre information pour le moment ».

Quant à l'annonce d'une aide canadienne de 100 millions de dollars aux pays en voie de développement pour la lutte contre les changements climatiques, le premier ministre Stephen Harper n'a pas précisé si l'argent ira exclusivement aux pays membres de la Francophonie. Il a toutefois indiqué que l'argent serait versé au cours de l'année financière en cours, dont le budget a déjà été adopté.

On aura une meilleure idée des retombées réelles du Sommet de Québec lors de la prochaine conférence des chefs d'État et de gouvernement à Madagascar, en 2010.


Le français en recul

19 octobre - 12 h La ministre québécoise de la Culture et des Communications et responsable de la Charte de la langue française Christine St-Pierre se dit inquiète de la situation du français dans le monde.

Au Sommet de Québec, Mme St-Pierre a dit souhaiter « que les gens comprennent l'importance de se serrer les coudes et comprennent l'importance du français dans le monde », ajoutant que certains pays membres de la Francophonie ne comprennent peut-être pas assez l'importance de la langue.

Le français a le statut de langue officielle dans 32 des 55 États et gouvernements membres de la Francophonie. De ce nombre, le Canada compte pour trois, puisque le Québec et le Nouveau-Brunswick ont leur propre siège.

Les 200 millions de francophones représentent le quart de la population des 68 pays membres et observateurs de l'OIF.

À Bucarest en 2006, les ministres des Affaires étrangères des pays membres l'OIF se sont engagés à s'exprimer en français dans les forums internationaux et régionaux qui ne permettent pas l'usage des langues nationales.

Jeudi, M. Juppé a indiqué que le nombre de pays qui s'expriment en français aux Nations unies est passé de 61 à 26 en 10 ans.

Le rapport sur l'utilisation du français sera disponible un peu plus tard aujourd'hui.


La crise financière au menu

19 octobre - 11 h 20 Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, croit que des experts devraient évaluer les mesures à prendre pour remédier à la crise financière mondiale avant que les chefs d'État se penchent sur la question.

M. Wade a fait cette déclaration dimanche matin lors d'un point de presse à quelques heures de la cérémonie de clôture du Sommet de Québec.

Selon M. Wade, ce n'est pas lors de grands sommets que de véritables décisions se prennent.

À l'heure où il est question de « réformer le capitalisme mondial », M. Wade a dit souhaiter que les pays du Sud soient représentés lors des discussions, expliquant que les pays africains étaient des colonies lors des accords de Bretton Woods, et n'ont donc pas participé à l'élaboration de la structure économique mondiale.

Vendredi, le président français Nicolas Sarkozy, instigateur du projet de sommet sur la crise financière, a parlé d'une rencontre entre les pays du G8, ajoutant qu'il trouverait étrange que des pays comme l'Inde et la Chine ne participent pas au Sommet. M. Sarkozy ne s'est toutefois pas prononcé sur la participation de pays du Sud moins nantis.

Nous saurons d'ici quelques heures si les chefs d'État et de gouvernement présents à Québec adopteront une position commune forte sur la crise financière dans la Déclaration de Québec.

Je me souviens

À propos de la Déclaration de Québec, le premier ministre du Québec Jean Charest a dit, lors du dîner officiel qu'il offrait à ses homologues samedi soir, que cette déclaration rappellerait « de très beaux souvenirs des fêtes du 400e de Québec ».


Souplesse et franchise

18 octobre - 16 h 15 Voilà qui tombe bien : la ministre canadienne de la Francophonie, Josée Verner, était de passage dans la salle de presse au moment où j'écrivais sur l'utilité de la Francophonie.

Lorsqu'on lui a demandé si elle s'inquiétait du fait que la crise financière prenne trop de place au Sommet de Québec au détriment de la francophonie, Mme Verner a répondu qu'il s'agissait plutôt d'un bel exemple de ce que la Francophonie pouvait faire concrètement pour les populations.

Son explication?

« Bien souvent, on a dit "qu'est-ce qui se fait de tellement concret pour les populations lors des Sommets de la Francophonie?". Voilà un bel exemple. C'est un point qui a été soulevé, c'est un thème qui a été abordé. Chacun des pays est en mesure d'exprimer les préoccupations de ses populations, puis pour le mieux de tout le monde. »

Pour la ministre, le Sommet pourrait accomplir des choses, « ne serait-ce que d'être en mesure de démontrer de la souplesse » et de voir qu'il y a plusieurs enjeux qui nous unissent.

Quant à ses attentes du Sommet de Québec :

« Je m'attends à ce que chacun ait fait valoir ses points, que les thèmes aient été abordés et que les gens aient pu parler avec franchise, et puis on verra le résultat de la déclaration demain. »


Le Sommet de Québec immortalisé

18 octobre - 13 h 15 Les chefs d'État et de gouvernement ont fait une brève apparition publique à 13 h 10, le temps de prendre la traditionnelle photo de famille.

Juste à temps pour que le président français y soit. Il s'envole dans quelques minutes pour Camp David, où il rencontrera le président américain pour discuter de la crise financière. Le premier ministre François Fillon prend le relais.

Photo de famille du XIIe Sommet de la Francophonie

Photo de famille du XIIe Sommet de la Francophonie


À la soupe!

C'est maintenant l'heure du déjeuner, offert par le secrétaire général de l'OIF.


Le grand ballet diplomatique est en cours

18 octobre - 11 h 30 Le XIIe Sommet de la Francophonie s'est officiellement ouvert hier soir en présence de plus de 30 chefs d'État, dont le président français Nicolas Sarkozy.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, étaient également de la cérémonie d'ouverture.

Sans surprise, les représentants politiques ont souhaité que le Sommet de Québec donne un nouveau souffle à la Francophonie. Ils veulent tous des retombées concrètes, que ce soit pour l'aide au développement ou pour la promotion de la langue française, et ce, en dépit de la crise financière qui secoue présentement la planète.

Comment pourrions-nous justifier un jour d'avoir mobilisé tant de moyens et de volonté politique pour imaginer des solutions à la crise financière et de n'avoir rien tenté face à l'injustice de la faim?

— José Manuel Barroso, président de la Commission européenne

Cérémonie d'ouverture, XIIe Sommet de la Francophonie, Québec

Cérémonie d'ouverture, XIIe Sommet de la Francophonie, Québec

Ce matin, les 61 délégations sont réunies pour discuter, entre autres, des demandes d'adhésion de la Lettonie et de la Thaïlande, et de la modification du statut de l'Arménie, qui passerait ainsi d'État observateur à État membre.

Les délégués discuteront ensuite de la situation politique internationale. On peut s'attendre à ce que la crise financière occupe le haut du pavé de ce huis clos d'une heure et demie.

Une autre heure et demie sera consacrée aux enjeux de la démocratie et de l'État de droit, et à la gouvernance économique. Et encore une autre heure et demie, en table ronde, à l'environnement.

Voilà pour le jargon technique.

À venir : À quoi ça sert, la Francophonie?


Les amis canadiens et les frères québécois

17 octobre - 17 h Reprenant la formule consacrée l'été dernier par le maire de Bordeaux, Alain Juppé, le président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé son amitié pour le Canada et ses liens fraternels avec le Québec lors de son discours à l'Assemblée nationale du Québec (une première pour un président français).

Si j'avais à résumer mon sentiment le plus profond qui est celui de beaucoup de Français, je dirais que les Canadiens sont des amis et les Québécois, ma famille.

— Nicolas Sarkozy

M. Sarkozy a dit vouloir renforcer les liens entre la France et le Québec, un axe qui permet également un rapprochement entre le Canada et l'Union européenne.

MM. Sarkozy et Charest ont ensuite signé l'entente France-Québec sur la reconnaissance des qualifications professionnelles pour faciliter la mobilité de la main-d'oeuvre.

Le président français a terminé ses activités bilatérales avec le Québec en inaugurant le Centre de la Francophonie des Amériques dont l'aménagement intérieur a été offert par la France à l'occasion du 400e de la ville de Québec.

De retour à la Francophonie!


L'explication

Le président français Nicolas Sarkozy

Le président français Nicolas Sarkozy

17 octobre - 16 h 30 Après les critiques, l'explication. En conférence de presse à la suite du Sommet Canada-Union européenne, le président français Nicolas Sarkozy a justifié sa participation partielle au Sommet de la Francophonie par un emploi de temps surchargé en cette période de crise financière, au moment où, de surcroît, il préside le Conseil de l'Union européenne.

Dans "visite éclair", il y a d'abord visite.

— Le président français Nicolas Sarkozy


Un sommet en coup de vent

17 octobre - 15 h 30 Poursuivre les travaux en vue de lancer les négociations d'un partenariat économique. Voilà ce que le premier ministre canadien, le président français - qui assume présentement la présidence tournante de l'Union européenne (UE) - et le président de la Commission européenne ont convenu lors du Sommet Canada-Union européenne 2008.

Le Canada et l'UE prépareront des mandats officiels en vue d'entamer des négociations « dès que possible en 2009 ».

Il faudra donc attendre pour mieux connaître ce projet de libre-échange bonifié.

Toi, Stephen...

À l'issue de leur réunion de travail, le président français a tutoyé le premier ministre pendant toute la conférence de presse, exprimant à plusieurs reprises son amitié pour le Canada et les liens fraternels qui unissent la France et le Québec.

M. Sarkozy a d'ailleurs exprimé son souhait de revenir bientôt au Canada afin de découvrir d'autres régions du pays.

Reste à voir si le ton du discours de M. Sarkozy sera aussi cordial dans quelques minutes devant l'Assemblée nationale.


Top chrono

MM. Sarkozy, Harper et Barosso accueillis par Michaëlle Jean à La Citadelle

Photo: Bruno Maltais

MM. Sarkozy, Harper et Barosso accueillis par Michaëlle Jean à La Citadelle.

17 octobre - 12 h 30 Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé à Québec. Son marathon commence. Vingt minutes en tête-à-tête avec le premier ministre canadien Stephen Harper, puis un entretien d'une heure auquel participera également le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dans le cadre du Sommet Canada-Union européenne.

Quelques ministres se joindront ensuite aux trois hommes pour un « déjeuner de travail », suivi d'une photo de famille et d'une brève conférence de presse (de quatre questions) pour clore le tout. En tout, le Sommet Canada-Union européenne aura donc duré... deux heures. En espérant que tous sont bien préparés...

De retour après la conférence de presse.


Welcome to the Summit!

17 octobre - 9 h 16 Plusieurs agents de la GRC qui assurent la sécurité dans le cadre du Sommet de la Francophonie ne sont pas en mesure de communiquer en français.

Trois expériences personnelles :

« Où est la salle de presse? », demandai-je à un agent.

« Where is the press room », demande-t-il à sa collègue.

« Tout droit », répond-elle.

« Turn right », me dit-il.

Même question à un autre agent:

« Come with me, I'll ask an organizer »

« Salle de presse? », lance-t-il au jeune préposé au kiosque d'information.

Après avoir écouté les explications sans broncher, il se tourne vers moi et me demande « Did you get anything? I'm sorry, I do not speak French. »

« Oui oui, ça va merci. Mais n'est-ce pas étrange qu'il y ait autant d'agents de la GRC qui ne parlent pas français? »

« Well, if the Francophonie offers me a French class, I take it! »

Enfin, à un troisième agent qui faisait les cent pas devant une sortie d'urgence:

« Bonjour, savez-vous, par hasard, s'il y a un café encore ouvert à cette heure? »

« No, this door is closed sir. »

Welcome to the Summit!


Alain Juppé à la défense du français

16 octobre - 16 h 25 La France doit redoubler d'ardeur pour promouvoir et défendre la langue française, estime l'ancien premier ministre français et maire de Bordeaux Alain Juppé.

Alain Juppé, maire de Bordeaux

Alain Juppé, maire de Bordeaux

« Il faut que la France retrouve la foi envers la Francophonie. Elle est en train de la perdre », a-t-il lancé jeudi midi lors d'une conférence sur la France et l'Europe dans le monde à l'École nationale d'administration publique à Québec.

Évoquant le fait que « la France ne se résigne pas à être une puissance moyenne », M. Juppé a affirmé que son pays avait un rôle important à jouer en Europe et ailleurs dans le monde, notamment en ce qui concerne l'influence culturelle et linguistique.

M. Juppé a affirmé que « la France, parfois, fait preuve d'un peu de négligence vis-à-vis de sa langue en ne la défendant pas avec suffisamment d'énergie ». « Nous la laissons mitée par des tas de mots anglais que nous pourrions traduire en français [...] et nous ne nous donnons pas toujours les moyens d'assurer son rayonnement, comme cela devrait être le cas notamment dans les grands médias internationaux. »

M. Juppé a toutefois ajouté que beaucoup de Français sont attachés à leur langue et qu'il y a une volonté politique de la défendre, « grâce notamment aux réseaux des établissements français à l'étranger qui sont un vecteur très puissant de l'influence linguistique ».

Le français marginalisé...

M. Juppé a indiqué que le nombre de pays qui s'expriment en français aux Nations unies est passé de 61 à 26 en 10 ans. À la Commission européenne, ce ne sont que 29 % des documents qui sont publiés en français, a-t-il ajouté.

... jusque dans les instances de la Francophonie

À l'Assemblée générale de l'Association internationale des maires francophones qui se tient présentement à Québec, M. Juppé a indiqué que certains maires ne parlent pas français, sans vouloir les identifier publiquement.

Rappelons que, pour la première fois cette année, la langue française sera l'un des grands thèmes abordés pendant le Sommet.

Visite écourtée de Nicolas Sarkozy

À propos du président français Nicolas Sarkozy qui quittera le Sommet dès samedi midi, M. Juppé a indiqué qu' « il est tout à fait normal que le président Sarkozy ait un emploi du temps un peu chahuté » en cette période de crise financière, ajoutant que le premier ministre François Fillon assurera la continuité de la présence française après le départ du président.

« Je pense qu'il y a une volonté forte aujourd'hui du président Sarkozy, contrairement à ce que j'ai entendu ici ou là, de faire de la défense et de l'illustration de la langue française un grand enjeu de notre politique étrangère. »


Le monde francophone à Québec

16 octobre - 14 h 08 Une soixantaine de délégations francophones convergent vers Québec pour participer au XIIe Sommet de la Francophonie.

Jamais autant de chefs d'État ne se sont réunis au Canada.

Conférence

À partir de demain, ils auront trois jours pour décider de l'orientation que doit prendre la Francophonie au cours des prochaines années.

Lors d'ateliers thématiques, ils discuteront de la démocratie et de l'État de droit, de la gouvernance économique, de l'environnement et de la langue française. Sans prendre de décisions formelles, ils devraient dégager une vision commune des grands enjeux de la Francophonie.

Un épilogue écrit à l'avance

Depuis hier, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Francophonie cherchent à s'entendre sur les derniers points de la déclaration finale, LE document du Sommet minutieusement préparé par des fonctionnaires au cours des derniers mois. À moins d'un revirement-surprise au cours des prochains jours, on peut dire que l'épilogue du Sommet de Québec est déjà écrit.

Tête-à-tête

Mais les chefs d'État ne se déplacent pas seulement pour signer une déclaration commune. Au-delà des brèves prises de parole pendant le Sommet, les délégations profiteront de l'événement pour multiplier les rencontres bilatérales. C'est d'ailleurs dans cet esprit que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, se rendront à Québec.

Visite éclair de Sarkozy

De son côté, le président français Nicolas Sarkozy participera vendredi matin à une rencontre avec le premier ministre canadien Stephen Harper en vue de lancer les négociations pour un nouvel espace économique entre le Canada et l'Union européenne.

En après-midi, M. Sarkozy prendra la parole devant l'Assemblée nationale (une première pour un président français) et signera l'entente France-Québec sur la mobilité de la main-d'oeuvre.

Quant au Sommet lui-même, le président français n'y participera pas jusqu'à la fin. Il quittera ses homologues francophones samedi midi pour une rencontre à Camp David avec le président américain prévue le lendemain. Le premier ministre François Fillon prendra le relais de M. Sarkozy samedi midi.

Les présidents français ont toujours participé à l'ensemble des travaux du Sommet. Dans le cas de M. Sarkozy, on explique son départ hâtif par un emploi de temps particulièrement chargé en cette période de crise financière et au moment où il préside également le Conseil de l'Union européenne. Reste à voir si les propositions de la France au Sommet de Québec feront oublier la visite éclair de son président.

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