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PC/AP/Ron Edmonds
La candidate défaite à l'investiture démocrate, Hillary Clinton, lance un appel à l'unité du parti et au rejet des républicains et donne son appui sans équivoque à Barack Obama.
Les primaires ont été éprouvantes pour les démocrates. Mardi soir, celle qui a été la rivale de Barack Obama a symboliquement enterré la hache de guerre en s'exprimant devant les délégués démocrates réunis en convention à Denver, au Colorado.
« Je me présente ici comme une fière mère, une fière démocrate, un fière sénatrice de New York, une fière Américaine et une fière partisane de Barack Obama! », a déclaré Mme Clinton d'entrée de jeu.
La sénatrice de New York a énuméré les enjeux qu'elle avait défendus dans sa campagne à l'investiture, comme des soins de santé universels, le retrait des troupes américaines d'Irak et une plus grande justice sociale. Elle a affirmé que Barack Obama les défendait tous. « Étiez-vous dans cette campagne juste pour moi ou pour tous ces gens dans le pays qui se sentent invisibles? », a-t-elle demandé aux militants et partisans démocrates.
Hillary Clinton a déclaré que ce qui avait été accompli auparavant sous la présidence de son mari Bill et sous un gouvernement démocrate pouvait être réalisé de nouveau sous la direction de Barack Obama.
La sénatrice a reconnu que le candidat républicain John McCain avait servi son pays avec honneur et courage lorsqu'il était militaire. « Mais nous n'avons pas besoin de quatre autres années comme les huit dernières, a-t-elle lancé. Nous n'avons pas un instant à perdre, ni un vote à revendre. »
Elle a accusé M. McCain d'épouser les même idées que M. Bush en matière économique, militaire et sociale. « Ces jours-ci, ils sont difficiles à différencier », a-t-elle dit.
Plus tôt, le gouverneur de New York, David Paterson, a lui aussi affirmé que John McCain était un mauvais choix. « S'il est la réponse, c'est que la question est ridicule », a-t-il dit.
« Barack Obama ne nous rejoint pas en tant que républicains ou démocrates, il nous rejoint en tant qu'Américains », a renchéri l'ancien gouverneur de Virginie, Mark Warner.
Le candidat démocrate, qui a écouté le discours de mardi chez des partisans à Billings, au Montana, a semblé apprécier les paroles de son ancienne rivale. « C'était un discours excellent, très fort. Elle a bien montré pourquoi nous serons unis en novembre et pourquoi nous allons gagner cette élection », a dit Barack Obama.
Les Clinton sont bien présents lors de la convention démocrate. Leur fille Chelsea est à Denver et l'ancien président Bill Clinton, également présent au Pepsi Center mardi, doit faire une intervention devant les délégués mercredi soir. Il précédera le colistier de Barack Obama, le sénateur du Delaware Joe Biden.
L'appel des républicains
Les responsables du Parti démocrate affirment que la formation est unie derrière son candidat à la présidentielle. Toutefois, de nombreux partisans de l'ancienne première dame des États-Unis hésitent encore à soutenir Barack Obama.
En effet, de récents sondages indiquent qu'entre 20 % et 30 % des partisans de Hillary Clinton veulent accorder leur vote au candidat républicain John McCain ou au candidat d'un autre parti.
Pendant ce temps, le camp républicain n'hésite pas à souligner la division du camp démocrate. C'est pourquoi les déclarations où Hillary Clinton critique sévèrement le sénateur de l'Illinois sont utilisées à cet effet.
C'est le cas avec une nouvelle campagne publicitaire à la télévision lancée mardi par les républicains où elle affirme que Barack Obama n'est pas prêt à prendre la direction des États-Unis. Une autre publicité montre même une ancienne partisane de Mme Clinton qui affirme qu'elle votera pour M. McCain.
Une dure campagne
Il faut rappeler que la campagne des primaires démocrates a été longue et chaudement disputée. Hillary Clinton, qui était appuyée par environ 18 millions d'électeurs, n'a jeté l'éponge qu'au début de juin, soit à la fin du processus des primaires.
Mardi, en ce jour anniversaire du droit de vote des femmes aux États-Unis, les partisans de la sénatrice de New York sont descendus dans la rue pour soutenir celle qui espérait devenir la première femme à accéder à la présidence des États-Unis. Ils ont exigé qu'elle ne soit pas oubliée par l'histoire.
Une menace
Par ailleurs, trois hommes de race blanche ont été arrêtés dimanche à Denver où se tient la convention démocrate. Ils étaient soupçonnés d'avoir voulu tuer Barack Obama pendant son discours d'investiture comme candidat à la présidence.
Les autorités ont toutefois affirmé mardi que leur plan était grossier et voué à l'échec. Les trois suspects ne seront accusés que de possession illégale d'armes à feu.
L'équipe de Barack Obama croit aussi que les personnes arrêtées ne représentaient pas une menace pour la sécurité du premier candidat noir à la présidence des États-Unis.
Le discours du candidat démocrate doit être prononcé jeudi devant 75 000 personnes rassemblées à l'Invesco Field, le stade de football des Broncos de Denver.