Des parachutistes français lors de leur entraînement en France, avant le départ pour le front afghan.
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AFP/ERIC CABANIS
Dix soldats français ont trouvé la mort dans de violentes batailles à 50 km à l'est de la capitale afghane, mardi. Le président français, Nicolas Sarkozy, est arrivé en Afghanistan. Il doit rendre hommage aux soldats tombés au combat et rencontrer le président afghan Hamid Karzaï.
Des soldats français sont tués dans de violents affrontements, tandis que les forces de l'OTAN sont victimes de plusieurs attaques dans l'est du pays.
« Dans son combat contre le terrorisme, la France vient d'être durement frappée », a affirmé le président français qui est la chef des armées en France. La présidence française a précisé que 21 autres soldats ont été blessés au cours d'une mission de reconnaissance conjointe avec les forces afghanes.
Du côté des insurgés, les combats auraient fait une trentaine de morts, mardi, estiment les forces françaises.
Il s'agirait de la journée la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre le Drakkar, à Beyrouth en 1983, au cours duquel 58 parachutistes avaient été tués.
Plusieurs chefs de gouvernement ont exprimé leurs condoléances aux familles des soldats, dont le premier ministre Stephen Harper.
Depuis 2002, 23 militaires français ont trouvé la mort en Afghanistan.
La France participe à la FIAS à l'aide d'un contingent d'environ 2000 soldats, principalement concentré dans la région de Kaboul et dans le nord-est de l'Afghanistan.
Attentats contre une base américaine
Alors que la tension a grimpé lundi après un attentat-suicide qui a fait une dizaine de morts à proximité d'une base militaire américaine dans le sud-est du pays, des insurgés talibans ont lancé une nouvelle attaque mardi, encore une fois sans succès.
Les insurgés ont été repoussés par les troupes américaines qui ont reçu l'aide d'hélicoptères pendant que les combattants essayaient de fuir la scène.
Cette deuxième attaque des insurgés, qui n'a fait aucune victime parmi le contingent américain, survient alors que le pays célèbre le Jour de l'indépendance.
En effet, l'Afghanistan fête mardi le 89e anniversaire du départ, en 1919, des troupes britanniques qui occupaient le pays depuis la guerre anglo-afghane de 1879.
Les célébrations cette année, alors que l'insurrection talibane est plus vive que jamais, se déroulent sous haute surveillance. Des informations indiquent que les talibans préparent un coup d'éclat pour marquer à leur façon cet anniversaire.
Les autorités afghanes ont déjà déployé plus de 7000 policiers supplémentaires dans les rues de la capitale, Kaboul.
Le président Hamid Karzaï, pour sa part, a annulé un discours annuel dans un stade kabouli pour plutôt se contenter d'une discrète commémoration dans un lieu tenu secret.
Le président Karzaï n'a fait aucune grande sortie publique depuis le 27 avril dernier. Des militants avaient à ce moment ouvert le feu contre le président qui assistait, en compagnie de ministres, de diplomates et d'officiers, à un défilé militaire. Hamid Karzaï s'en était sorti indemne.
Attentat dans le Sud afghan
Dans le district de Panjwayi de la province de Kandahar, un attentat-suicide a fait un mort et deux blessés.
L'interprète d'un militaire canadien a été tué, tandis que ce soldat a été blessé. Un jeune garçon afghan a également subi des blessures graves. Le militaire canadien repose quant à lui dans un état satisfaisant à l'hôpital de la base de Kandahar.