Bachar Al-Assad et Michel Sleimane
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AFP/LOUAI BESHARA
Selon un responsable syrien, Damas et Beyrouth se sont entendus à ce sujet. L'annonce survient après un attentat qui a fait au moins 18 morts, dont 10 soldats, à Tripoli.
La Syrie et le Liban se sont entendus, mercredi, à Damas, pour rétablir des relations diplomatiques entre leurs deux pays. C'est du moins ce qu'a annoncé un responsable syrien, mercredi, au terme d'une rencontre entre les présidents syrien et libanais, Bachar Al-Assad et Michel Sleimane.
La visite de deux jours de Michel Sleimane en Syrie, la première d'un chef d'État libanais depuis que les troupes syriennes ont quitté le pays en 2005, était présentée comme un signe de réchauffement diplomatique entre les deux pays.
Cette annonce survient quelques heures à peine après qu'un attentat à la bombe perpétré dans la ville de Tripoli eut fait au moins 18 morts, dont 10 soldats et un enfant, ainsi que près de 50 blessés. La bombe a explosé à proximité d'un arrêt d'autobus fréquenté par des soldats, dans le centre de la ville portuaire, en pleine heure de pointe.
L'explosion a détruit un autobus.
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AFP/www.hamzetwasselnews.com
Le chef des Forces de sécurité intérieure, Achraf Rifi, a déclaré au site Internet Lebanon Now que la bombe se trouvait à l'extérieur d'un autobus transportant des civils et des militaires, et qu'elle a été actionnée à distance. Selon lui, un suspect a été arrêté.
L'attentat s'est produit près du quartier de Bab el-Tebbaneh qui a été le théâtre, depuis le mois de mai, de violents affrontements entre sunnites proches de la majorité gouvernementale et alaouites proches de l'opposition. Les alaouites sont une branche du chiisme. Le président syrien Bachar Al-Assad est lui-même alaouite.
Michel Sleimane, qui est l'ancien commandant en chef de l'armée libanaise, a parlé d'une attaque terroriste.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a également dénoncé « avec force » cet « acte criminel ». La Syrie, indique le ministère, « affirme sa sympathie et sa solidarité avec le Liban frère face à tous ceux qui portent atteinte à sa sécurité et sa stabilité ».
L'armée n'avait pas été touchée par un attentat depuis que le général François El-Hajj, pressenti pour succéder à Michel Sleimane à la tête de l'armée, a été tué le 12 décembre dans un attentat à la voiture piégée commis près du palais présidentiel.
Le ministre de l'Information Tarek Mitri a refusé de faire un lien avec la visite de M. Sleimane à Damas. Il a déclaré à Reuters qu'il y avait « de nombreuses interprétations politiques » de cette explosion.
Le ministre des Affaires étrangères du Canada, David Emerson, a dénoncé l'attentat, estimant qu'il s'agit d'un acte de violence « inacceptable ».
« On ne peut tolérer qu'elle [la violence] compromette les gestes que le Liban a faits récemment pour consolider sa stabilité politique et sa sécurité », a-t-il ajouté.