Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a encore une fois tempêté, lundi, contre les manoeuvres diplomatiques de la communauté internationale pour amener l'Iran à renoncer à son programme d'enrichissement d'uranium.
Pendant que la communauté internationale analyse la réponse iranienne à une offre de collaboration, le président Ahmadinejad qualifie d'illégales les demandes faites à son pays.
« C'est un scénario répétitif: d'un côté, ils demandent à négocier, et de l'autre, ils menacent et disent que nous devons nous plier à leurs demandes illégales et renoncer à nos droits », a affirmé le président Ahmadinejad dans une entrevue citée par l'agence de presse officielle du régime, Irna.
Ces propos surviennent quelques jours seulement après que l'Iran eut remis au chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, sa réponse à sa plus récente initiative pour résoudre la crise du nucléaire iranien.
La centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, en construction
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AFP/STR
Les détails de la réponse iranienne n'ont d'ailleurs pas encore été rendus publics, mais Javier Solana a laissé entendre, lundi, que la réponse transmise vendredi est une « lettre difficile et compliquée qu'il faut bien analyser ».
La réponse de Téhéran sera analysée par les experts des pays qui participent aux négociations avec l'Iran, soit les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine, la France et l'Allemagne.
La proposition présentée par Javier Solana permettrait à Téhéran d'avoir accès à la technologie nucléaire tout en abandonnant ses activités nucléaires les plus sensibles, notamment celle ayant trait à l'enrichissement d'uranium.
Les États-Unis, qui menacent à mots couverts d'attaquer militairement l'Iran, accusent depuis plusieurs années déjà le régime iranien de chercher à se procurer une arme atomique sous le couvert d'un programme nucléaire civil.
Téhéran menace pour sa part de fermer le détroit stratégique d'Ormuz, au large de ses côtes, en cas d'attaque occidentale contre ses installations nucléaires. Rappelons que 40 % du pétrole mondial transite par ce détroit.
Interrogé sur la possibilité d'une frappe armée contre l'Iran, le diplomate européen Javier Solana a réitéré sa préférence pour la voie diplomatique, ajoutant tout de même que « ce ne sera pas un dialogue sans fin ».