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International / Union européenne

L'Irlande dit non

Mise à jour le vendredi 13 juin 2008 à 22 h 14

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L'Europe se bute à un solide problème politique, un traité fondamental qui doit être approuvé par la totalité des États membres pour entrer en vigueur ayant été rejeté, vendredi, par une majorité d'Irlandais eurosceptiques et méfiants face à la complexité du texte.

En effet, les résultats officiels du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne créditent le camp du non de 53,4 % des voix, contre 46,6 % pour le oui.

Et le rejet irlandais est d'autant plus grave pour la suite des choses que l'Europe n'a pas prévu de plan B.

Il n'y a qu'en Irlande que le traité de Lisbonne a été soumis à un référendum en raison d'une obligation constitutionnelle irlandaise. Ailleurs, le texte sera approuvé par le seul Parlement, ce qu'ont déjà fait 18 pays.

Ce traité à la naissance difficile est le résultat de plusieurs années de négociations ardues entre les dirigeants européens désireux de remplacer une constitution rejetée successivement en 2005 par la France et les Pays-Bas.

Le traité de Lisbonne, qui évite l'appellation politiquement chargée de « constitution », reprend cependant les grandes lignes de la défunte constitution européenne, tout en apportant plusieurs nouveautés.

Ainsi, le texte prévoit, entre autres, de changer le titre du ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne pour celui de haut représentant pour la politique étrangère, une concession faite pour satisfaire certains membres qui craignaient pour l'influence sur la scène mondiale de leur propre ministre des Affaires étrangères.

Le traité de Lisbonne prévoit aussi l'élection d'un président pour un mandat renouvelable de deux ans et demi, un renforcement démocratique des mécanismes décisionnels de l'Union et un plus grand rôle pour les Parlements européens et nationaux.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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