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![]() International En profondeur
Journalistes:Vincent Grou et Diego Creimer Mise à jour le vendredi 20 juin 2008 à 9 h 43
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AccueilLe 31 juillet 2006, Fidel Castro cédait « provisoirement » les rênes du pays à son frère Raul, alors ministre de la Défense. En février 2008, il annonçait qu'il quittait définitivement le pouvoir après 49 ans à la tête du régime. Certaines mesures mises en place après l'accession officielle de Raul Castro à la tête de Cuba, le 24 février 2008, ont laissé entrevoir la possibilité d'une ouverture du régime. En effet, en mars 2008, le gouvernement autorisait la vente libre d'ordinateurs, de télévisions, de magnétoscopes et de DVD importés de l'étranger. Il permettait également aux Cubains de posséder des téléphones portables, privilège jusque-là réservé aux étrangers et aux fonctionnaires.
En outre, le régime levait les restrictions qui empêchaient les Cubains de séjourner dans des hôtels de luxe. Ces mesures s'inscrivent dans l'assouplissement général du régime en matière économique. Doivent-elles être interprétées comme un pas vers la liberté d'expression ou comme une volonté de donner de la vigueur à l'économie du pays? Et à l'heure où ces changements surviennent, Internet deviendra-t-il porteur d'émancipation? Si les Cubains peuvent maintenant posséder un ordinateur, force est de constater que de nombreuses portions de la toile leur sont encore difficilement accessibles. Aperçu de la cyberliberté sur l'île. Opinions polarisées Il faut être conscient, lorsqu'on aborde la question de la censure à Cuba, que le sujet est très délicat et qu'il provoque des débats souvent peu nuancés.
Il sera difficile, par exemple, de trouver une opinion objective auprès des exilés cubains de Miami, qui pour la plupart sont farouchement opposés au régime. Le défi sera de taille semblable lorsque viendra le temps de chercher une critique du régime de la part des pro-Castro. L'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui milite pour la liberté de la presse et qui dénonce régulièrement la situation à Cuba, est pour sa part l'objet de critiques. Ses détracteurs l'accusent entre autres d'être trop collée à la politique étrangère des États-Unis. Une de ces critiques porte sur du financement reçu par RSF de la part de la National Endowment for Democraty. Il s'agit d'un organisme créé dans les années 1980 par le président américain Ronald Reagan et que certains analystes voient comme un outil mis sur pied pour mener à visage découvert des opérations de propagande que faisait la CIA dans la clandestinité. Dossiers en profondeur ![]() Iran : des élections sur fond de crise économiqueLes Iraniens vont aux urnes le 14 juin pour choisir un successeur à Mahmoud Ahmadinejad, leur président depuis 2005. ![]() Protection des artistes : moratoire dans le Mile-EndAprès avoir modifié la réglementation de la circulation, le Plateau Mont-Royal impose un moratoire sur le développement immobilier d'un secteur de l'arrondissement afin de protéger les artistes du Mile-End de la spéculation. ![]() Élisabeth II : 60 ans de règneÉlisabeth II célèbre, en 2012, ses 60 ans sur le trône. Radio-Canada vous convie à un petit voyage à travers les époques de son règne. ![]() Le monde selon ObamaLes enjeux des États-Unis dans le monde ![]() Le blogue des correspondantsSuivez les témoignages et analyses de nos correspondants à l'étranger ![]() Les présidentielles américaines de 2012Les Américains éliront leur président en novembre prochain. Consultez nos nouvelles, nos dossiers et nos analyses. ![]() Crise de la dette : l'engrenageLa situation en Espagne, au Japon, en Irlande, en Italie, en Grèce, aux États-Unis et au Canada ![]() Le monde arabe en ébullitionQuels sont ces pays du monde arabe où la révolte ne cesse de gronder? ![]() Réfugiés oubliés : les Palestiniens au LibanCe webdocumentaire vous amène dans le camp de Chatila, où des gens vivent sans statut depuis plus de 60 ans. |