Jeudi 20 juin 2013 9 h 32 HAE

Logo Radio-Canada

International En profondeur

Journalistes:Vincent Grou et Diego Creimer

Mise à jour le vendredi 20 juin 2008 à 9 h 43

Aucun

Accueil

Le 31 juillet 2006, Fidel Castro cédait « provisoirement » les rênes du pays à son frère Raul, alors ministre de la Défense. En février 2008, il annonçait qu'il quittait définitivement le pouvoir après 49 ans à la tête du régime.

Certaines mesures mises en place après l'accession officielle de Raul Castro à la tête de Cuba, le 24 février 2008, ont laissé entrevoir la possibilité d'une ouverture du régime.

En effet, en mars 2008, le gouvernement autorisait la vente libre d'ordinateurs, de télévisions, de magnétoscopes et de DVD importés de l'étranger. Il permettait également aux Cubains de posséder des téléphones portables, privilège jusque-là réservé aux étrangers et aux fonctionnaires.

Raul Castro

Photo: ADALBERTO ROQUE

Raul Castro

En outre, le régime levait les restrictions qui empêchaient les Cubains de séjourner dans des hôtels de luxe.

Ces mesures s'inscrivent dans l'assouplissement général du régime en matière économique. Doivent-elles être interprétées comme un pas vers la liberté d'expression ou comme une volonté de donner de la vigueur à l'économie du pays?

Et à l'heure où ces changements surviennent, Internet deviendra-t-il porteur d'émancipation? Si les Cubains peuvent maintenant posséder un ordinateur, force est de constater que de nombreuses portions de la toile leur sont encore difficilement accessibles. Aperçu de la cyberliberté sur l'île.

Opinions polarisées

Il faut être conscient, lorsqu'on aborde la question de la censure à Cuba, que le sujet est très délicat et qu'il provoque des débats souvent peu nuancés.

Manifestation de joie, à Miami, lors de l'annonce du retrait de Fidel Castro de la vie politique

Photo: AFP/Joe Raedle/Getty Images

Manifestation de joie, à Miami, à l'annonce du retrait de Fidel Castro de la vie politique

Il sera difficile, par exemple, de trouver une opinion objective auprès des exilés cubains de Miami, qui pour la plupart sont farouchement opposés au régime. Le défi sera de taille semblable lorsque viendra le temps de chercher une critique du régime de la part des pro-Castro.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui milite pour la liberté de la presse et qui dénonce régulièrement la situation à Cuba, est pour sa part l'objet de critiques. Ses détracteurs l'accusent entre autres d'être trop collée à la politique étrangère des États-Unis.

Une de ces critiques porte sur du financement reçu par RSF de la part de la National Endowment for Democraty. Il s'agit d'un organisme créé dans les années 1980 par le président américain Ronald Reagan et que certains analystes voient comme un outil mis sur pied pour mener à visage découvert des opérations de propagande que faisait la CIA dans la clandestinité.

Besoin d'aide?