Manuel Marulanda donné pour mort

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Manuel Marulanda Manuel Marulanda  Photo :  AP/Ricardo Mazalan

Le ministre colombien de la Défense affirme que le chef des FARC est mort en mars dernier, tandis que le président Uribe annonce que des chefs rebelles pourraient se démobiliser et libérer Ingrid Betancourt.

Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Manuel Marulanda, serait mort d'une crise cardiaque. C'est du moins ce que soutient le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

Dans un entretien à l'hebdomadaire Semana, M. Santos a indiqué que, selon « une source qui ne nous a jamais fait défaut », Manuel Marulanda est peut-être décédé en mars dernier.

L'information a été relayée plus tard dans la journée par un communiqué du ministère colombien de la Défense, qui précise que la mort de M. Marulanda « est survenue à 6 h 30 du soir et les circonstances de son décès ne sont pas encore confirmées ».

Les FARC n'ont pas encore démenti ou confirmé cette annonce.

Ce n'est pas la première fois que le chef des guérilleros est donné pour mort. Le décès du fondateur de la première guérilla paysanne de Colombie, dans les années 1950, a été annoncé au moins 17 fois.

De son vrai nom Pedro Antonio Marin, Manuel Marulanda est âgé de 80 ans. Celui qui est surnommé Tirofijo (en plein dans le mille) est rarement sorti de la clandestinité. Sa dernière apparition publique remonte à 1982.

Le père fondateur des FARC serait marié et aurait plusieurs enfants, dont une fille, la compagne de l'ancien numéro deux des FARC Raul Reyes. Ce dernier a été tué le 1er mars dernier au cours d'un raid de l'armée colombienne en territoire équatorien.

Le plus vieux guérillero communiste au monde est accusé par le gouvernement colombien d'avoir introduit le trafic de drogue et les prises d'otage dans la guérilla.

Vers la libération de Betancourt?

Ingrid Bétancourt Ingrid Bétancourt  Photo :  AFP/AP Photo/Colombia's Presidency

Par ailleurs, le président colombien, Alvaro Uribe, a annoncé publiquement samedi soir que des chefs des FARC étaient prêts à se démobiliser et à libérer des otages, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt.

« Le gouvernement a reçu des appels des FARC dans lesquels certains dirigeants ont annoncé leur décision de se démobiliser et de libérer Ingrid Betancourt, si le gouvernement [colombien] leur garantit la liberté », a affirmé Alvaro Uribe.

Le président colombien a ajouté que ces dirigeants « seraient remis aux autorités de France pour qu'ils puissent profiter dans ce pays de leur liberté ».

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