Une radio locale somalienne a rapporté que le raid avait été effectué par des AC-130.
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AFP/Armée américaine
Le présumé chef de l'organisation Al-Qaïda en Somalie, Moalim Aden Hashi Ayro, est mort jeudi lorsque l'aviation militaire américaine a bombardé une maison qu'il occupait.
Une dizaine de personnes, dont le présumé chef d'Al-Qaïda, Moalim Aden Hashi Ayro, meurent dans un raid de l'armée américaine à Dhusamareb, à environ 480 kilomètres au nord de Mogadiscio.
Une dizaine d'autres personnes sont mortes dans ce raid, effectué au beau milieu de la nuit, à Dhusamareb, située dans le centre de la Somalie, à environ 480 kilomètres au nord de la capitale, Mogadiscio.
Ayro dirigeait l'organisation Al-Shabab, le bras armé de l'Union des tribunaux islamiques, engagée dans une lutte armée avec le gouvernement somalien de transition, soutenu par l'armée éthiopienne.
Un porte-parole des insurgés a confirmé ces informations et a précisé qu'un autre haut dirigeant de l'organisation, Sheik Muhidin Mohamud Omar, a également été tué dans ce raid. Le Pentagone a également confirmé avoir attaqué un dirigeant d'Al-Qaïda en Somalie, mais sans donner de détail.
Moalim Aden Hashi Ayro avait été entraîné en Afghanistan au début des années 90. Il était soupçonné d'avoir organisé le meurtre de travailleurs humanitaires. Il avait survécu à une première attaque de l'armée américaine en janvier 2007. Les États-Unis ont également attaqué des positions des insurgés en mars dernier.
Guerre d'usure
Après avoir pris Mogadiscio, en décembre 2006, les combattants de l'Union des tribunaux islamiques ont été chassés de la capitale par les troupes éthiopiennes, qui sont venues prêter main-forte au gouvernement somalien de transition.
Les combattants se sont ensuite regroupés ailleurs dans le pays. Ils contrôlent actuellement de larges portions du centre et de l'est du pays, d'où ils combattent les troupes éthiopiennes et des soldats de l'Union africaine dans le cadre d'une guérilla semblable à celle en cours en Irak.
Les services de renseignements américains considèrent que la Somalie est devenue un repaire de militants islamistes depuis que l'État central s'est désintégré. Al-Shabab a d'ailleurs été ajoutée à la liste des organisations terroristes du département d'État en mars dernier.
La Somalie, qui compte 8,3 millions d'habitants, fonctionne sans gouvernement central digne de ce nom depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991. Une quinzaine d'initiatives de paix ont échoué depuis.