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  |  Bruno Maltais  |  Radio-Canada

  • Silvio Berlusconi est premier ministre de l'Italie depuis les élections anticipées d'avril 2008. Il s'agit de son troisième mandat à la tête du gouvernement italien depuis 1994.
  • Sa coalition regroupe un éventail de formations de droite, qui vont de l'extrême droite à des partis plus modérés.
  • Né en 1936, il est père de cinq enfants issus de deux mariages.
  • En 2009, sa fortune est évaluée à 6,5 milliards de dollars américains et est la 70e au monde, selon le magazine Forbes.
  • En mai 2009, la deuxième femme de M. Berlusconi, Veronica Lario, a entamé une procédure de divorce après 30 ans de mariage. Elle se disait excédée des frasques de son mari avec les femmes.
  • Le président italien a notamment défrayé les manchettes pour ses relations présumées avec une mineure et avec des prostituées ou encore pour avoir organisé des fêtes privées auxquelles participaient des jeunes femmes en petites tenues. Pour les européennes de juin 2009, il avait eu l'intention d'inclure plusieurs vedettes féminines davantage reconnues pour leurs charmes ou leur passage à la télévision sur les listes électorales de son parti.

Devenu milliardaire grâce à un vaste empire médiatique, Silvio Berlusconi a été élu premier ministre de l'Italie à trois reprises depuis 1994. Femmes, argent, accusations de corruption, déclarations fracassantes : tous les ingrédients sont réunis autour de ce politicien controversé pour qu'un parfum de scandale le suive en permanence.

Depuis son entrée en politique, il y a 15 ans, 26 procès civils et pénaux ont été intentés contre lui. Plusieurs ont été rejetés à cause de la lenteur du processus judiciaire. D'autres étaient restés en suspens, en raison de l'immunité judiciaire dont il bénéficiait. Il Cavaliere pourrait cependant faire face à la justice, la Cour constitutionnelle italienne ayant levé son immunité en octobre 2009.

Retour sur sa dernière victoire électorale

Après la chute du gouvernement de gauche de Romano Prodi, en janvier 2008, la coalition de droite de Silvio Berlusconi a obtenu une forte majorité aux élections anticipées d'avril 2008. La crise politique italienne, qui a conduit à la chute du gouvernement Prodi, est en bonne partie attribuable à une réforme mise en place au cours des derniers mois du gouvernement Berlusconi (juin 2001 à mai 2006).

Cette réforme a fait entrer au Parlement de petites formations politiques qui ont fragilisé la gauche, laquelle devait dès lors considérer des formations marginales pour rester au pouvoir. C'est d'ailleurs un petit parti centriste, qui ne comptait que trois députés, qui a fait tomber le gouvernement de Romano Prodi.

Le système électoral italien, très complexe, prévoit l'élection des trois quarts des 630 députés et des 315 sénateurs au scrutin majoritaire (475 sièges et 232), et du dernier quart à la proportionnelle (155 et 83). Depuis 1945, l'Italie a eu 62 gouvernements différents.

Au lendemain de l'éclatante victoire de son parti (Peuple de la liberté), le 15 avril 2008, Silvio Berlusconi a exposé les grandes lignes de son action gouvernementale au cours des premiers mois de son mandat:

  • Sauver la compagnie aérienne nationale Alitalia qui est acculée à la faillite.
  • Régler la crise qui secoue Naples où des tonnes de déchets s'accumulent dans les rues depuis des mois.
  • Tenir sa promesse de fermer la frontière à l'immigration clandestine et lancer une campagne contre l'insécurité en embauchant davantage de policiers de terrain.


  • Silvio Berlusconi, qui est devenu milliardaire grâce à un vaste empire médiatique, a aussi promis de s'attaquer aux problèmes économiques de son pays. Il a d'ailleurs prévenu les Italiens que des « mois difficiles » les attendaient.

    Durant la campagne électorale, il a également promis de réduire la dette publique, de diminuer les impôts et de libéraliser le secteur des services.

    « L'une des premières choses à faire est de fermer les frontières et mettre en place davantage de camps pour identifier les ressortissants étrangers qui n'ont pas d'emploi et sont acculés à la criminalité. [...] « Il nous faut davantage de policiers de terrain pour constituer une armée du bien sur les places et dans les rues pour s'interposer entre le peuple italien et l'armée du mal. »- Le 15 avril 2008, à la télévision italienne

    « Obama a tout pour bien s'entendre avec [le président russe] Medvedev. Il est jeune, beau et bronzé. »
    - Le 7 novembre 2008

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