Le président Hamid Karzaï salue le foule d'un véhicule militaire
©
AFP/Massoud Hossiani
Le président afghan est sorti indemne d'une attaque perpétrée par les talibans lors d'une cérémonie officielle à Kaboul marquant le renversement du régime prosoviétique, il y a 16 ans.
Une attaque revendiquée par les talibans lors d'un défilé militaire auquel assistaient le président afghan et de nombreux dignitaires étrangers fait trois morts et une douzaine de blessés.
Les assaillants, au nombre de six, ont ouvert le feu en direction de la tribune où se trouvaient des officiels afghans et étrangers, tuant trois personnes, dont un parlementaire et en blessant une douzaine.
Les centaines de personnes présentes venues assister au défilé militaire ont fui dans la confusion la plus totale. Les tirs auraient duré une quinzaine de minutes.
Aucun membre du gouvernement ni aucun diplomate n'ont par ailleurs été touchés. Le commandant des forces de l'OTAN au pays ainsi que les ambassadeurs des États-Unis et de la Grande-Bretagne se trouvaient dans la tribune.
Des militaires afghans courent afin de prendre position, au début de la fusillade
©
AFP/Massoud Hossaini
Les insurgés islamistes, qui ont revendiqué l'attaque, soutiennent que six de leurs militants s'étaient dissimulés dans la foule. Munis d'armes de petits calibres et de grenades RPG, ils auraient ouvert le feu tandis que retentissait l'hymne national. Trois d'entre eux ont été tués dans la fusillade qui s'en est suivie.
Les talibans nient avoir visé spécifiquement dans leur attaque le président Karzaï.
« Nous ne visions pas quelqu'un en particulier. Nous voulions montrer au monde que nous pouvons attaquer partout où nous le voulons », a indiqué un de leurs porte-parole, Zabihullah Muhajed.
Le président Hamid Karzaï, qui a été évacué dans sa voiture blindée dès le début de l'attaque, est apparu peu après à la télévision nationale pour féliciter les forces militaires afghanes de leur réaction rapide. Il a annoncé à cette occasion l'arrestation de plusieurs suspects.
Le président afghan a échappé à plusieurs tentatives d'assassinat depuis son arrivée au pouvoir.
L'attaque a notamment été condamnée par la France et l'Allemagne, pays membres de la coalition engagée dans la reconstruction du pays et la lutte contre les insurgés.