Au Bangladesh, des femmes font la file pour obtenir du riz.
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AFP/Farjana Khan Godhuly
Les politiques agricoles préconisées dans les pays riches au cours des 20 dernières années ont contribué à créer l'actuelle crise alimentaire mondiale, en décourageant le développement de ce secteur dans les pays pauvres.
Les pays riches ont contribué à créer la crise alimentaire mondiale en soutenant leur production agricole et en réduisant l'aide aux pays pauvres, dit le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
C'est ce qu'a affirmé le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, lors d'un discours prononcé mercredi à Paris.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime que la hausse des prix des denrées alimentaires, comme le riz, le blé et le maïs, constitue un « tsunami silencieux » qui menace 100 millions de personnes.
Selon Jacques Diouf, le PAM signale le danger depuis 20 ans. « La situation dans laquelle nous sommes est le résultat des politiques inappropriées des 20 dernières années. Entre 1990 et 2000, nous avons réduit l'aide à l'agriculture de moitié », a-t-il affirmé.
« Par dessus tout, nous n'avons pas investi dans la gestion de l'eau dans les pays du Tiers-Monde », a souligné le secrétaire général de la FAO. « En Afrique, seulement 7 % des terres sont arables. »
M. Diouf a ajouté que la communauté internationale devait maintenant consacrer des ressources à la réussite des récoltes de l'année 2008. « Ce n'est pas une tragédie grecque où le sort est décidé par les dieux et les humains ne peuvent rien y faire. Non, nous avons l'habilité d'influencer notre avenir », a-t-il plaidé.
Jacques Diouf
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AFP/Éric Feferberg
« Si nous fournissons de l'assistance, des ressources, dès maintenant, à ceux qui en ont besoin afin qu'ils puissent se nourrir eux-mêmes, afin qu'ils aient accès à de la nourriture à des prix raisonnables et si, au même moment, nous aidons les fermiers pauvres du Tiers-Monde à avoir accès à des [ressources] coûteuses pour accroître la production intérieure, naturellement, nous aurons moins d'émeutes et peut-être pas d'émeute ».
Au cours des dernières semaines, des émeutes dites « de la faim » ont eu lieu dans de nombreux pays des Caraïbes, d'Afrique et d'Asie.