

Présidentielle américaine
![]() Photo: AFP/Robyn Beck Hillary Clinton en Pennsylvanie |
« Je vous offre un leadership sur lequel vous pouvez compter. Vous savez quelles sont mes opinions, vous savez ce que j'ai fait, vous savez ce que je ferai », a de nouveau martelé Hillary Clinton, de passage dans la ville de Bethlehem, en Pennsylvanie.
Talonnée dans les sondages dans un État qui, jusqu'il y a peu, lui était acquis, l'aspirante à l'investiture démocrate a une fois de plus joué la carte de l'expérience devant les habitants de la petite ville, plongée dans le marasme économique.
Hillary Clinton mise beaucoup sur les primaires de mardi pour reprendre l'initiative dans une campagne qui s'est avérée pour elle beaucoup plus ardue qu'elle ne le prévoyait. Elle doit notamment faire face à la désaffection des moins de 34 ans, qui appuient en masse Barack Obama et se mobilisent en conséquence.
À l'Université de Pittsburgh, un mouvement estudiantin de soutien au sénateur a poussé 2000 étudiants à s'inscrire comme démocrates afin de voter pour lui.
Mais la popularité de Mme Clinton auprès des personnes de 55 ans et plus pourrait cependant être la clé de ces primaires, dans cet État à la population vieillissante.
Parmi les électeurs enregistrés comme démocrates, 26 % ont moins de 34 ans et 38 %, plus de 55 ans.
L'inconnue des superdélégués
![]() Photo: AFP/Scott Olson Barack Obama en Pennsylvanie |
Les primaires de Pennsylvanie de mardi marquent le début du dernier droit avant la convention du parti à Denver, au Colorado, à la fin août. À ce jour, Barack Obama a récolté le soutien de 1644 délégués, dont 226 superdélégués, selon la chaîne CNN. Hillary Clinton bénéficie pour sa part de 1498 délégués, dont 248 superdélégués, selon la même source.
Or, il est peu probable que cette dernière réussisse à combler l'écart d'ici la convention. Car si, par exemple, elle l'emporte en pourcentage en Pennsylvanie, un des derniers États de poids disputé, la répartition à la proportionnelle des 158 délégués en jeu risque de faire peu de différence.
D'autant plus que, peu après, seront en jeu les 115 délégués de la Caroline du Nord, où Barack Obama bénéficie d'un net avantage.
Tout risque en fait de se jouer du côté des superdélégués, qui sont encore nombreux à ne pas avoir pris officiellement position dans la course. Seul l'appui de ces derniers, qui proviennent de l'establishment du parti, permettra à l'un ou l'autre candidat de franchir la barre des 2025 délégués à la convention, seuil nécessaire pour l'emporter.