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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

International

Mise à jour le mercredi 9 avril 2008 à 10 h 18
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Libération d'Ingrid Betancourt

Retour à la case départ

L'avion Falcon 50 de la mission française

Photo: AFP/Luis Acosta

L'avion Falcon 50 de la mission française

Dans un communiqué publié mardi, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont rejeté la mission française chargée de libérer l'ex-politicienne Ingrid Betancourt, qu'ils gardent en otage en Colombie.

Ils considèrent que cette mission est sans fondement, car elle ne repose sur aucun accord préalable avec la guérilla. Il s'agit, selon les FARC, du résultat de la « mauvaise foi [du président colombien] Uribe à l'encontre du gouvernement français ». Par ailleurs, ils affirment qu'ils n'agiront pas sous l'influence du chantage ni de la pression médiatique.

Les FARC ont même déclaré qu'Ingrid Betancourt serait déjà libre si le président Alvaro Uribe avait accepté dès le début de démilitariser les villes de Pradera et Florida pendant 45 jours.

Des réactions prudentes

Dans un communiqué en réponse à celui des FARC, les gouvernements français, espagnol et suisse, qui participent à la mission de sauvetage en Colombie, ont fait savoir que « le maintien de la mission médicale sur place ne se justifie plus pour le moment ». Paris rapatrie son avion médical.

L'Élysée a toutefois annoncé que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se rendrait bientôt dans la région « pour réévaluer la situation avec les dirigeants des pays les plus concernés ».

Du côté des comités de soutien à Ingrid Betancourt, le rejet de la mission est une mauvaise nouvelle, mais ce n'est pas une surprise. Les militants gardent tout de même espoir. La soeur de la célèbre otage, Astrid Betancourt, voit du positif dans ce communiqué. Selon elle, les FARC ont « laissé la porte ouverte à des négociations ».

Astrid Betancourt affirme « qu'il est urgent de rétablir le climat de confiance [...], de sécuriser la vie des otages en demandant la cessation des bombardements sur la zone où se trouvent les campements ».

Selon des informations récentes, Ingrid Betancourt ne serait pas aussi mal en point que le laissaient présager les rumeurs. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué lundi que l'ex-candidate à la présidentielle serait en meilleure condition physique que ce qu'on disait d'elle.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters, BBC et Site officiel du ministère des Affaires étrangères français


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