Grogne contre le coût de la vie

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Manifestation   © AFP/STR

À la veille des élections municipales et pour une deuxième journée consécutive, des affrontements ont opposé les forces de l'ordre à des milliers de personnes qui protestaient contre le coût de la vie trop élevé et les bas salaires, dans la ville industrielle de Mahallah Al-Koubra, dans le nord du pays.

À la veille des élections municipales et pour une deuxième journée consécutive, des affrontements opposent les forces de l'ordre à des milliers de personnes qui protestent contre le coût de la vie trop élevé et les bas salaires.

Un leader ouvrier a dit à l'Agence France Presse que les affrontements avaient commencé, comme dimanche, lorsque l'équipe du matin quittait l'usine.

Selon la police, des jeunes manifestants mêlés à des ouvriers quittant l'usine de textile ont lancé des pierres aux policiers, qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes et des tirs en l'air.

Manifestation   © AFP/STR

Une vingtaine de manifestants ont déchiré une affiche du président Hosni Moubarak, ce qui a déclenché la charge de la police anti-émeute, qui les a frappés à coups de bâton. Mais des affrontements ont eu lieu dans quatre points différents de la ville. Quelque 7000 manifestants ont affronté les forces de l'ordre qui ont arrêté des manifestants.

Ces manifestations de mécontentement surviennent à la veille des élections municipales du 8 avril, ce qui n'est pas sans inquiéter le gouvernement.

Surtout que dimanche, les manifestants avaient lancé un appel à une grève nationale pour protester contre la hausse des prix et la détérioration des conditions de travail.

Situation difficilePrès de 40 % des Égyptiens vivent sous le seul de pauvreté, mais les prix de denrées de base comme le riz et l'huile ont quasiment doublé, sans parler des pénuries de pain subventionné. (Source: AFP)

Appel au boycottage

Par ailleurs, le principal mouvement d'opposition du pays, les Frères musulmans, a appelé au boycottage du scrutin municipal pour dénoncer la répression de ses membres.

Le groupe affirme que plus d'un millier de ses militants ont été arrêtés au cours des derniers mois.

Dans un communiqué, les Frères musulmans, un mouvement officiellement interdit, mais dont plusieurs membres ont été élus comme indépendants, estiment que le pouvoir a voulu empêcher des centaines d'entre eux de se porter candidats pour le scrutin de mardi.

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