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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

International

Mise à jour le lundi 7 avril 2008 à 22 h 46
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Jeux olympiques

La flamme fait des étincelles

Le passage de la flamme olympique, habituellement célébré dans le monde comme un moment en hommage à l'esprit olympique, devient maintenant, de plus en plus, l'occasion d'appuyer la cause des Tibétains et de dénoncer le comportement des autorités chinoises envers le Tibet.

Banderole en appui au Tibet au-dessus du Golden-Gate de San Francisco

Tandis que la flamme est en route vers les États-Unis, les manifestants multiplient les actions spectaculaires.

À San Francisco, à deux jours du passage de la flamme olympique, trois manifestants ont escaladé les câbles de suspension du pont du Golden Gate, dans la baie de San Francisco, pour y accrocher le drapeau tibétain et deux banderoles réclamant la liberté pour le Tibet.

« Un seul monde, un seul rêve », et « Tibet libre », pouvait-on lire sur les banderoles.

La ville de San Francisco est la seule étape du relais en Amérique du Nord. Quelque 80 relayeurs porteront la flamme sur une dizaine de kilomètres autour de la baie.

Et comme à Paris, plusieurs manifestations sont prévues. Les autorités américaines ont d'ailleurs dit qu'elles étaient prêtes à déployer des mesures de sécurité inédites pour protéger la flamme d'éventuels manifestants.

La flamme en autobus dans la Ville Lumière

Des manifestants anti et pro-chinois dans les rues de Paris.

Photo: AFP/THOMAS COEX

Des manifestants antichinois et prochinois dans les rues de Paris.

Lundi, à Paris, des milliers de manifestants ont contraint les autorités françaises à annuler la dernière étape du relais dans les rues de la Ville Lumière.

La flamme a terminé son parcours dans un véhicule protégé par des centaines de policiers.

Les autorités françaises, soucieuses d'éviter tout geste d'éclat contre un symbole olympique terni par les politiques liberticides chinoises, avaient pourtant déployé un imposant dispositif sécuritaire, mais ces mesures n'ont pas suffi à stopper les manifestations.

Dès les premiers mètres du parcours de 28 kilomètres dans les rues de Paris, la flamme a été mise à l'abri une première fois dans un autobus.

Les forces de l'ordre ont notamment dû intervenir à plusieurs reprises pour retirer des manifestants qui tentaient de s'allonger sur la chaussée. La flamme était peu après de retour dans les rues de Paris. Au même moment, un drapeau noir, sur lequel des menottes représentent les anneaux olympiques, a été déployé au premier étage de la Tour Eiffel.

Et pour clore ce qui s'est transformé en un gigantesque fiasco, des échauffourées ont opposé, à proximité d'un stade où s'est terminé le périple parisien de la flamme, des manifestants pro-Tibet et des militants pro-Chinois. Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues pour séparer les belligérants.

De nombreux manifestants pro-démocratie se sont réunis dans le centre de Paris pour dénoncer le passage de la flamme olympique dans la capitale française.

Photo: AFP/BERTRAND LANGLOIS

De nombreux manifestants pro-démocratie se sont réunis dans le centre de Paris pour dénoncer le passage de la flamme olympique dans la capitale française.

Des centaines de ressortissants chinois qui s'étaient déplacés à Paris pour assister au passage de la flamme olympique ont d'ailleurs déploré que la fête ait été « gâchée » par les manifestants.

Pendant ce temps, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a répété que la présidence française n'excluait toujours pas de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin en raison de la répression chinoise du mouvement autonomiste tibétain.

Pour sa part, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a dit souhaiter une résolution rapide du conflit au Tibet, précisant que « nous sommes tous préoccupés par la situation internationale actuelle ».

M. Rogge, critiqué par plusieurs pour n'avoir qu'à mots couverts dénoncé la répression chinoise, a estimé, lundi, que « quelle que soit la raison, la violence n'est pas compatible avec les valeurs de la flamme olympique ou des Jeux olympiques ».

L'UNICEF dit non

De son côté, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé lundi qu'il s'était retiré du relais de la flamme olympique en Corée du Nord.

L'UNICEF avait d'abord accepté la demande du Comité international olympique (CIO) de fournir des relayeurs pour le passage de la flamme dans la capitale Pyongyang. L'organisme s'est finalement ravisé, après des discussions avec les différentes agences onusiennes à Pyongyang.

Les conditions de travail sont difficiles en Corée du Nord pour les différents organismes internationaux, soumises à des restrictions sévères de la part du régime communiste.

Le mois dernier, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU adoptait une résolution exprimant sa préoccupation envers les violations systématiques des droits de l'homme en Corée du Nord, notamment les exécutions publiques, l'utilisation de la torture, les camps de travail et l'emprisonnement de dissidents.

À Londres

Dimanche, à Londres, le passage de la flamme olympique a été émaillé par plusieurs incidents violents entre la police et des manifestants antichinois. Certains ont tenté de s'emparer du flambeau et d'autres ont tenté de l'éteindre avec un extincteur.


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