La France marche

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Marche en France La France marche pour la libération d'Ingrid Betancourt.   © AFP/Patrick Kovarik

Des marches sont organisées dans plusieurs villes françaises pour exiger la libération de la Franco-Colombienne, otage des FARC, et soutenir la mission humanitaire partie la secourir.

Des « marches blanches » ont été organisées dimanche dans plusieurs villes de France pour exiger la libération d'Ingrid Betancourt. Ces manifestations avaient également pour but de soutenir une mission humanitaire partie il y a quelques jours de Paris pour secourir l'otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Parmi les villes, notons Marseille, Strasbourg et Nice. À Paris, des participants étaient réunis à midi sur la place de l'Opéra, où une banderole a été déployée avec l'inscription « Libérez Ingrid maintenant ». Ils étaient appelés à porter des vêtements ou des brassards blancs en signe de paix.

Le porte-parole du comité organisateur du rassemblement, Hervé Marro, a dit espérer une grande mobilisation, parce que l'état de santé de l'otage franco-colombienne fait redouter le pire.

« À l'heure où certains s'interrogent sur la mission humanitaire, nous tenons à dire qu'elle n'est en rien bloquée. Elle n'en est qu'à son début et nous avons la conviction qu'à force de persuasion et d'audace, elle sera couronnée de succès. » — Hervé Marro

Une mission humanitaire

Mercredi dernier, la France a dépêché une mission humanitaire. Organisée avec la Suisse et l'Espagne, elle tente d'entrer en contact avec les FARC qui détiennent l'ex-candidate à la présidentielle colombienne depuis plus de six ans. Jusqu'à présent, cette mission n'a donné aucun résultat.

Les enfants d'Ingrid Betancourt et les autorités françaises prennent très au sérieux des informations voulant que l'otage âgée de 46 ans soit très malade. D'ailleurs, le président Nicolas Sarkozy estime qu'elle est en « danger de mort imminente ».

Mardi dernier, à la veille de l'envoi de la mission d'urgence, le président français, qui a fait du dossier Betancourt une cause nationale, a demandé au chef de la guérilla Manuel Marulanda de la libérer.

Dans le cadre d'un accord global, la guérilla marxiste, que le président colombien Alvaro Uribe a promis d'éliminer, propose d'échanger Ingrid Betancourt et 38 autres otages contre 500 guérilleros qui sont emprisonnés en Colombie.

Manifestations en Colombie

Des dizaines de milliers de Colombiens ont manifesté vendredi dernier dans les grandes villes du pays pour demander la libération de tous les otages. Pour la première fois, l'image et le nom d'Ingrid Betancourt étaient omniprésents.

En Colombie, 2800 personnes sont retenues en otages par les FARC, mais également par l'Armée de libération nationale (ELN), par des petits groupes criminels et par des paramilitaires d'extrême droite.

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