Image tirée de la dernière vidéo montrant Ingrid Betancourt. (archives)
Le président français Nicolas Sarkozy appelle les Forces armées révolutionnaires de Colombie à libérer l'ex-candidate à la présidence colombienne, Ingrid Betancourt, qu'ils détiennent depuis maintenant six ans.
Le gouvernement français appelle encore une fois la guérilla colombienne des FARC à libérer Ingrid Betancourt, retenue en otage depuis 6 ans, et, selon plusieurs témoignages récents, très gravement malade.
« Je suis prêt à aller moi-même chercher Ingrid Betancourt à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, si ça devait être une condition », a soutenu le président français lors d'un point de presse, jeudi.
Selon le président Sarkozy, qui a fait de la libération de l'otage franco-colombienne l'un des objectifs de son mandat à la tête de la France, les FARC « ne peuvent pas laisser mourir cette femme ».
En effet, Ingrid Betancourt serait très malade, selon deux anciens otages des FARC libérés mercredi dernier.
L'ex-otage Luis Eladio Perez a déclaré à la télévision vénézuélienne avoir vu Ingrid Betancourt il y a 23 jours. Il a ajouté du même souffle que la franco-colombienne se trouvait dans une situation extrêmement critique.
« Elle est très maltraitée par la guérilla. Cela, il faut le dire au monde entier. La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable », a déclaré Luis Eladio Perez. Celui-ci avait déjà été identifié comme le confident de l'otage franco-colombienne, dans la dernière lettre que Mme Betancourt a envoyée à sa famille.
Gloria Polanco, également libérée par les FARC mercredi, a rapporté pour sa part qu'Ingrid Betancourt, toujours retenue en otage dans la jungle, était très malade.
La diffusion d'une vidéo et d'une lettre d'Ingrid Betancourt, l'automne dernier, montrait la politicienne très amaigrie et au bord du désespoir.