Une vidéo scandaleuse

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Manifestation à Bloemfontein Manifestation à l'Université du Free State, située en Afrique du Sud à Bloemfontein.   © AFP/STR

Quelques centaines de personnes, dont des étudiants, ont manifesté mercredi après la diffusion d'une vidéo amateur tournée par des étudiants blancs de l'Université du Free State, située à Bloemfontein.

Une vidéo amateur à caractère raciste, qui a été tournée dans une université de l'Afrique du Sud, déclenche une vague d'indignation.

Un groupe, qui jetait des pierres contre la résidence universitaire où ont été filmées les images, a dû être dispersé par la police.

Le document, qui a été diffusé sur le web, met en scène des employés noirs du campus dans des situations dégradantes.

On y voit cinq employés noirs se livrer de bonne grâce à ce qu'ils pensent être des jeux de jeunes gens. La vidéo montre des employés ingurgitant de la bière, participant à un faux entraînement de rugby ou tentant de manger une mixture dans laquelle, à leur insu, un des étudiants a uriné.

Vidéo raciste Un extrait de la vidéo diffusée sur une télévision locale   © AFP/Alexander Joe

Des propos racistes

La plupart des Blancs du Free State, une ancienne République indépendante de la couronne britannique, sont des Afrikaners. C'est dans leur langue que les étudiants ont enregistré le commentaire de la vidéo.

Les auteurs la présentent comme un message adressé à la direction de l'université, qui a adopté une politique d'intégration des étudiants noirs dans les résidences de Blancs et vice-versa.

Une vidéo décriée

La Ligue des jeunes du parti au pouvoir depuis la fin du régime d'apartheid en 1994, le Congrès national africain (ANC), a appelé à de sévères sanctions contre les auteurs de la vidéo. Ils qualifient cet acte de raciste et de barbare.

Le parti d'opposition Freedom Front Plus, qui affirme représenter la minorité afrikaner constituée des descendants des premiers occupants blancs du pays, a également condamné le caractère raciste de la vidéo.

Les autorités sévissent

Le porte-parole de l'université, Anton Fisher, a indiqué à l'AFP avoir immédiatement alerté la direction de l'établissement mardi, lorsqu'il a reçu une copie du film tourné en septembre dernier.

Deux des étudiants en cause avaient déjà achevé leurs études. Les deux autres ont été renvoyés sur-le-champ. De plus, une action en justice devrait être intentée.

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