Lorenzo et Mélanie Delloye, enfants d'Ingrid Betancourt, participent, en compagnie du chanteur Renaud, à une grande chaîne humaine à Paris.
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AFP/François Guillot
La famille d'Ingrid Betancourt et des comités de soutien ont souligné, samedi, à Paris, le 6e anniversaire de son enlèvement par la guérilla des FARC en Colombie.
La famille de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt et plusieurs comités de soutien soulignent à Paris son enlèvement par les FARC, notamment en formant une immense chaîne humaine.
Une immense chaîne humaine a notamment été formée dans les rues de Paris en soutien à l'otage franco-colombienne. Plusieurs personnalités y ont participé, dont le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ainsi que l'ex-parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez, récemment libérée par les FARC.
Après ce rassemblement, le président français, Nicolas Sarkozy, a reçu à L'Élysée, en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, les familles de Mme Betancourt et de Mme Gonzales.
Les dirigeants français ont profité de cette rencontre pour réaffirmer que le dossier de la libération d'Ingrid Betancourt demeurait une priorité.
Vendredi soir, un concert de soutien à l'otage, mettant notamment en vedette le chanteur Renaud, faisait aussi partie des cérémonies.
La famille garde espoir malgré tout
La fille d'Ingrid Betancourt, Mélanie Delloye, qui participait à une table ronde en compagnie de son frère et de son père, s'est dite plus inquiète que jamais pour sa mère, évoquant la vidéo parvenue en décembre où elle apparaît épuisée et désespérée.
Image tirée de la dernière vidéo montrant Ingrid Betancourt
Elle croit cependant avec une foi renouvelée dans la possibilité d'une solution négociée avec les FARC, à l'image de celle qui a mené, le 10 janvier dernier, à la libération de six otages.
L'un d'eux, Consuelo Gonzalez, qui participait également à la table ronde, a fait part de son optimisme sur l'avenir de l'otage franco-colombienne.
« Avant ma libération, j'étais très sceptique quant à des gestes de bonne volonté de la part des FARC, je croyais leur radicalité inamovible. Aujourd'hui je suis certaine qu'il y aura d'autres otages libérés et qu'Ingrid en fera partie. »
« Si Consuelo est là, c'est parce que nous avons crié "Ingrid, Ingrid!" », a ajouté l'écrivain Marek Halter.
Mélanie Delloye a appelé le gouvernement colombien à profiter de ce changement d'attitude de la part des FARC et a salué, à l'instar des autres membres de sa famille, les efforts déployés par la France.
Le président Nicolas Sarkozy a dépêché cette semaine dans la région son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Ce dernier a rencontré successivement les présidents vénézuélien Hugo Chavez et colombien Alvaro Uribe.
Bernard Kouchner a déclaré à Bogota que le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pourrait aider à conclure un accord de libération des otages détenus par les FARC.