À quelques kilomètres de la base militaire de KAF, deux endroits témoignent de la présence passée des deux pires ennemis des Américains.
Le plus proche est un cimetière de tanks, vestiges de l'occupation soviétique en Afghanistan.
L'autre, ce sont les ruines du dernier quartier général d'Oussama Ben Laden où il aurait planifié les attaques du 11 septembre 2001, selon les Américains.
Un « stationnement » géant
Premier stop: un « stationnement » géant où on retrouve des dizaines de chars d'assaut soviétiques et autres « morceaux » d'artillerie. Selon le sergent-major de l'armée états-unienne qui nous sert de guide, c'est une immense « cour à scrap ». Les armées américaine, canadienne et mongole s'y servent en pièces détachées pour des réparations d'équipements.
Mais, c'est aussi un « parking » rempli de trophées de la guerre que les Américains ont menée indirectement en armant les Afghans contre les Soviétiques pour empêcher ces derniers de prendre le contrôle d'un pays qui occupe une position stratégique dans cette région-clé.
Les ruines d'Oussama
Après cette visite, c'est le même sergent-major qui nous emmène vers ce qui reste de leur « nouvel ennemi » depuis le 11 septembre 2001.
Nous avons alors marché dans les ruines de l'ancien quartier général d'Oussama ben Laden et dans les camps d'entraînement d'Al-Qaïda.
Ce gigantesque domaine, que l'on appelle « Tarnak Farm », a été détruit lors du fameux bombardement par les Américains. Un bombardement incessant qui a durée 80 secondes, nous rappelle le sergent-major.
On peut encore voir les fameux murs bariolés qui, selon les Américains, servaient de murs d'entraînement aux disciples de l'organisation terroriste.
Et çà et là, on trouve des douilles d'AK-47, restant d'un combat ou d'une pratique passée.
Il y règne un calme seulement brisé par les rafales de mitraillettes de soldats afghans de l'ANA qui s'entraînent au tir non loin de là, sous le regard attentif de soldats canadiens.
Décidément, l'Afghanistan montre ses « balafres » de combats interminables lors de conflits qui semblent faire partie de son histoire, sinon de son quotidien.