Un garçon kikuyu caché dans un monastère près de Kepkelion
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AFP/Roberto Schmidt
Au moins 40 personnes ont été tuées dimanche dans les violences post-électorales qui sévissent au Kenya.
Les violences post-électorales font au moins 40 nouvelles victimes, dont 14 qui auraient été brûlées vives dans leur maison à Naivasha. Le leader de l'opposition, Raila Odinga, dénonce vivement ces actes meurtriers.
Les heurts sont survenus dans la province de la Vallée du Rift, située dans l'ouest du pays, où se concentrent désormais les troubles.
Quatorze des victimes ont été brûlées vives dans leur maison à Naivasha, à 90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi.
Ce nouveau bilan porte à 130 victimes le nombre de personnes tuées dans cette province kényane depuis jeudi dernier, selon un bilan policier.
Le leader de l'opposition, Raila Odinga, arrivé deuxième à l'élection présidentielle du 27 décembre dernier, a condamné avec force les violences. Il a estimé qu'elles étaient maintenant le fait de gangs criminels travaillant sous la protection de la police.
Le Kenya est aux prises avec des violences politico-ethniques depuis la réélection du président Mwai Kibaki, soutenu principalement par l'ethnie kikuyu.
Cette victoire a été vivement contestée par son opposant Raila Odinga, d'ethnie kalenjin, qui a accusé M. Kibaki d'avoir truqué le scrutin électoral.
Samedi, au moins 26 autres personnes ont été tuées à Nakuru, la capitale de la Vallée du Rift. Les victimes auraient été tuées par balles et à coups de machette. De nombreux corps, parmi lesquels figuraient des adultes et des enfants, ont été brûlés.
Les violences auraient éclaté après que Mwai Kibaki ait réaffirmé qu'il était le « président élu » du Kenya.
Depuis l'élection de décembre, les violences au Kenya ont fait quelque 900 morts et 250 000 déplacés.