Imprimer cette page

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

International

Mise à jour le dimanche 13 janvier 2008 à 9 h 09
Envoyer à un ami

Moyen-Orient

L'Iran «parrain du terrorisme», selon Bush

Le président Bush prononce un discours à Abu Dhabi.

Photo: AFP/AFP PHOTO/KARIM SAHIB

Le président Bush prononce un discours à l'hôtel Emirates Palace de Abu Dhabi.

« Les actions de l'Iran menacent la sécurité de pays partout dans le monde », a déclaré George W. Bush dans un discours, le plus important de sa tournée au Moyen-Orient, dimanche à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis.

Le président américain a accusé l'Iran d'être « le principal État à parrainer le terrorisme dans le monde » et il juge que les États-Unis et ses alliés arabes doivent s'unir sur la question « avant qu'il ne soit trop tard ».

« De ce fait, les États-Unis renforcent leurs anciens engagements de sécurité avec leurs amis dans le Golfe, et rameutent leurs amis dans le monde entier pour faire face à ce danger avant qu'il ne soit trop tard », a-t-il lancé.

George W. Bush a aussi parlé de l'Irak, de la question palestinienne et du terrorisme. À ce sujet, il a dit que « les États-Unis n'ont aucun désir territorial ».

« Nous recherchons notre sécurité partagée dans votre liberté. Nous pensons que la stabilité ne peut venir que de votre liberté. Nous pensons que la stabilité ne peut venir que par le biais d'un Moyen-Orient libre et équitable où les extrémistes seront marginalisés », a expliqué le président américain.

Ce discours de George W. Bush intervient alors que la tension s'est accrue entre Washington et Téhéran. Selon le Pentagone, trois vedettes iraniennes ont harcelé des bâtiments de la Cinquième Flotte de la marine américaine et menacé de les attaquer, il y a une semaine, dans le détroit d'Ormuz. C'est une voie maritime cruciale pour l'acheminement du pétrole.

Téhéran a cependant minimisé l'incident qu'elle a qualifié de « contact ordinaire ».

Plus tôt au Bahreïn

Les relations difficiles de George W. Bush avec l'Iran étaient omniprésentes lors de la visite par le président, plus tôt dimanche, des bâtiments de la marine américaine au Bahreïn.

Bush a été accueilli par des applaudissements nourris lorsqu'il est entré dans le mess de la Cinquième Flotte où étaient réunis marins et soldats pour un petit-déjeuner aux crêpes.

Le Bahreïn, où se trouve la 5e Flotte, était la deuxième étape de la tournée de Bush dans cinq États arabes. Le président veut les rallier à son initiative de paix pour le Proche-Orient.

Bush a évoqué l'incident du détroit d'Ormuz avec le vice-amiral Kevin Cosgriff, commandant de la 5e Flotte, qui a indiqué que ses hommes avaient pris l'affaire « très au sérieux », a déclaré à la presse la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, qui accompagne le président américain.

« Tout le monde dans l'armée se souvient de ce qui arrivé dans le passé comme avec l'USS Cole », a-t-elle dit en faisant référence à l'attentat-suicide meurtrier contre un bâtiment de guerre américain au Yémen, en 2000.

Le doute persiste

Durant sa visite en Israël au début de sa tournée au Proche-Orient, le président Bush avait déclaré que l'Iran s'exposait à de « graves conséquences » si ce pays attaquait des navires américains dans le Golfe. Il avait ajouté que toutes les options seraient envisagées.

Le président Bush avec l'Émir Sheikh Khalifa bin Zayed al-Nahayan

Photo: AFP/AFP PHOTO/MANDEL NGAN

Le président Bush avec l'Émir Sheikh Khalifa bin Zayed al-Nahayan

Washington a entrepris d'isoler l'Iran sur la scène internationale pour le convaincre de renoncer à ses ambitions nucléaires. Bush a brandi la menace d'une Troisième Guerre mondiale dans l'hypothèse où l'Iran se doterait de l'arme atomique.

L'administration Bush maintient la fermeté envers Téhéran malgré la publication des conclusions du National Intelligence Estimate (NIE). C'est le rapport de synthèse des agences fédérales du renseignement selon lequel l'Iran aurait mis fin à ses programmes militaires nucléaires en 2003.

Ce rapport a semé le doute parmi les alliés arabes du président américain. Ils partagent ses inquiétudes sur l'influence croissante de la République islamique dans la région, mais ils sont hostiles à tout recours à la force.

Le Koweït, première étape de la tournée de Bush dans le Golfe, a fait savoir qu'il n'autoriserait pas les États-Unis à utiliser son territoire pour une opération militaire contre l'Iran.

Le président américain se rend dans la journée de dimanche aux Émirats arabes unis, où il doit prononcer un discours présenté comme majeur sur la promotion de la démocratie.


En profondeur


Les nouveaux visages de l'Europe

Les nouveaux visages de l'Europe

Le Belge Herman Van Rompuy devient président de l'UE et la Britannique Catherine Ashton Haut représentant aux affaires étrangères.


Paris-New-York en A380

Paris-New-York en A380

Graphique interactif sur cet airbus dont le vol inaugural joint Paris à New-York.


Émissions d'information