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Texte du 11 janvier 2008
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Texte du 11 janvier 2008
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![]() Photo: AFP/AFP PHOTO/JIM WATSON Le président Bush de passage au camp Arifjan, la plus grande base militaire américaine du Koweït |
Pendant qu'il poursuivait sa tournée au Moyen-Orient samedi, le président américain a répété qu'une diminution du nombre de soldats déployés en Irak dépendrait de la situation et de la tournure des événements.
Il faut rappeler que le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, doit rendre un avis à ce sujet en mars prochain. « S'il [le général David Petraeus] ne veut pas poursuivre le retrait, cela m'ira », a déclaré George W. Bush au Koweït.
« La seule chose que je peux vous dire, c'est que nous sommes sur la voie que nous nous étions fixée », a indiqué le président américain, qui a ajouté que « l'espoir revenait » en Irak.
Au sujet de l'Iran et de la Syrie
Le président américain en a profité pour demander à d'autres pays d'en faire davantage pour freiner la violence dans la région.
Il a appelé la Syrie à réduire le flot de terroristes qui s'infiltrent en Irak. George W. Bush a aussi exhorté l'Iran à cesser de soutenir les milices qui attaquent les forces de la Coalition.
Le général Petraeus a pour sa part précisé que les attaques en Irak avec des « projectiles explosifs liés à l'Iran » ont doublé et même triplé en nombre au cours des derniers jours.
Les réticences de l'Arabie saoudite
L'Arabie saoudite refuse qu'on l'utilise dans une guerre entre les États-Unis et l'Iran, selon un journal saoudien proche du pouvoir.
Dans sa livraison de samedi, le quotidien Al-Riyadh dénie au président Bush le droit de se servir de l'Arabie saoudite, dans le cadre de sa tournée dans le Golfe, pour une éventuelle guerre contre l'Iran, accusé de chercher à se procurer l'arme nucléaire.
« Nous refusons d'être utilisés pour déclencher des guerres ou des tensions avec l'Iran, d'autant qu'il est possible de régler l'affaire par les moyens diplomatiques et par le dialogue », écrit le quotidien.
Le quotidien fait état d'une réticence dans les monarchies du Golfe à un nouveau conflit armé dans la région en raison du bras de fer entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire controversé de l'Iran.
M. Bush a entamé vendredi au Koweït une tournée dans quatre monarchies du Golfe, destinée surtout à assurer ses alliés arabes de sa détermination à contenir la « menace » de l'Iran et à obtenir leur soutien à sa politique dans la région.
Le président américain a répété que « toutes les options étaient sur la table » concernant l'Iran. George W. Bush a fait cette déclaration pendant qu'il était de passage en Israël où il avait entamé sa tournée au Moyen-Orient pour promouvoir la paix entre l'État hébreu et les Palestiniens.
Téhéran affirme que son programme nucléaire est purement civil, mais les États-Unis le soupçonnent de servir de couverture à un programme militaire. Un récent rapport du Renseignement américain estimait que l'Iran avait arrêté en 2003 un programme secret de fabrication de l'arme atomique et serait moins déterminé aujourd'hui à devenir une puissance nucléaire militaire.
Ne pas oublier la paix au Proche-Orient
« Si le président veut obtenir la solidarité de tous les Arabes avec ses orientations, il devra s'attaquer au plus important », note Al-Riyadh. Du point de vue du quotidien, le plus important doit passer par « une approche rationnelle de la question de la paix avant de se préoccuper d'un danger que le renseignement américain a qualifié d'inexistant, du moins à court terme ».
« Le danger supposé de l'Iran ne minimise pas le danger réel d'Israël, classé parmi les dix pays dotés de l'arme nucléaire dans le monde », écrit le journal.
Al-Riyadh conclut que le président Bush est le bienvenu en « homme de paix, non en homme de guerre ».
La Hamas dénonce
![]() Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh (archives) |
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a dénoncé samedi la « vision » de l'État de Palestine exprimée par le président Bush lors de sa visite en Israël et en Cisjordanie.
« Nous rejetons son déni au droit au retour des réfugiés, sa position sur Jérusalem. Nous n'acceptons pas que les 11 000 prisonniers [palestiniens] restent en prison et que des colonies [israéliennes] puissent être maintenues en territoire palestinien », a déclaré Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas.
Un autre dirigeant du Hamas, Ahmed Bahr, a accusé pour sa part MM. Bush, Abbas et Olmert de « conspirer en vue d'en finir avec la cause palestinienne et avec la lutte armée » de groupes palestiniens.
M. Bush a appelé à la fin de l'occupation israélienne des territoires palestiniens pour permettre la création d'un État de Palestine qui « soit la patrie du peuple palestinien, tout comme Israël est la patrie du peuple juif ». Il a proposé un mécanisme international d'indemnisation pour résoudre la question des réfugiés palestiniens, l'un des dossiers les plus épineux du conflit.
Lors de son allocution radiophonique hebdomadaire, samedi, le président Bush a rappelé aux pays arabes du Golfe leur « responsabilité » d'aider les Palestiniens modérés à conclure un accord de paix avec les Israéliens et d'oeuvrer à la réconciliation entre Arabes et Israéliens.
Après le Koweït, George W. Bush s'est envolé vers le Bahreïn, avant de rallier l'Égypte, mercredi, dernière étape de sa tournée dans la région.