Opération en cours

Pour des raisons de souveraineté, Bogota exige que le cortège porte l'emblème de la Croix-Rouge internationale. Pour des raisons de souveraineté, Bogota exige que le cortège porte l'emblème de la Croix-Rouge internationale.   © AFP/Luis ROBALLO

L'opération de récupération des trois otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) est en cours.

Des hélicoptères partis du Venezuela sont arrivés à l'aéroport de Villavicencio, en Colombie. La remise de trois otages des FARC devrait avoir lieu samedi.

Deux hélicoptères vénézuéliens repeints aux couleurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont quitté l'aéroport de Santo Domingo, au Venezuela, vendredi après-midi, à destination de l'aéroport de Villavicencio, en Colombie.

La remise effective des otages, quant à elle, se produira ultérieurement. La seconde phase de l'opération ne peut avoir lieu dans la même journée, pour des raisons de sécurité, car le CICR n'opère pas de nuit.

Les familles des otages sont déjà arrivées au Venezuela.

La mère de Clara Rojas est arrivée au Venezuela pour attendre la libération de sa fille La mère de Clara Rojas est arrivée au Venezuela.   © AFP/Jaime Razuri

Bogota a dégagé une fenêtre de trois jours pour rendre l'opération possible. Les appareils vénézuéliens ont de jeudi 19 h à dimanche 18 h 59, heure locale, pour rapatrier les otages des FARC.

Ces développements font suite à l'acceptation du gouvernement colombien d'Alvaro Uribe, mercredi, des modalités proposées par le président du Venezuela, Hugo Chavez, pour la libération de trois otages des FARC.

Une opération complexe

Vendredi après-midi, le président Chavez, accompagné de l'ancien président argentin Nestor Kirchner et du réalisateur américain Oliver Stone, s'est rendu à l'aéroport de Santo Domingo pour inspecter les deux hélicoptères avant leur décollage.

Oliver Stone a été invité par Hugo Chavez à assister à l'opération. Il n'a pas indiqué s'il comptait filmer la mission. Le président Chavez a, de façon ironique, qualifié le réalisateur américain d' « émissaire du président George W. Bush ».

Un peu plus tard, les deux appareils se sont envolés vers la Colombie en direction de Villavicencio, situé au pied des Andes à environ 90 kilomètres au sud-est de Bogota.

Le vice-ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Rodolfo Sanz, des observateurs internationaux de France, de Suisse et de six pays latino-américains, ainsi que des représentants du Comité international de la Croix-Rouge, étaient à bord des hélicoptères. Ils ont été reçus par l'émissaire du gouvernement colombien, le haut commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo.

Clara Rojas, le 31 août 2003 Clara Rojas, le 31 août 2003   © AFP/TV NOTICIAS UNO

À Villavicencio, des dizaines de journalistes, photographes et équipes de télévision attendent le coup d'envoi de l'opération puisque les deux appareils doivent attendre les instructions qui leur seront données au cours de la journée de samedi.

Une fois le feu vert donné, les hélicoptères s'envoleront à nouveau, cette fois-ci vers la jungle. La destination précise sera tenue secrète jusqu'au dernier moment pour des raisons de sécurité.

C'est dans un camp rebelle qu'il est prévu que soient récupérés Clara Rojas, son fils Emmanuel, conçu et né en détention, et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez. Ils devraient alors être ramenés à Villavicencio ou encore être conduits directement en territoire vénézuélien.

De l'espoir

Hugo Chavez avait réclamé, mercredi, que l'opération se déroule « dans la transparence », jugeant trop risquée une opération clandestine. La guérilla colombienne a annoncé le 18 décembre qu'elle remettrait au président vénézuélien les trois otages.

L'annonce de la libération des trois otages par les FARC a relancé l'espoir d'un déblocage concernant les autres captifs de la guérilla. Hugo Chavez a d'ailleurs dit souhaiter que cette libération soit suivie par celle de la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt.

« Nous voulons libérer tous ces otages. Plaise à Dieu qu'un autre groupe soit libéré et j'ai l'espoir que dans ce groupe se trouvera notre amie Ingrid Betancourt. » — Hugo Chavez, président vénézuélien

Correspondants
à l’étranger

  • Luc Chartrand
    Luc Chartrand

    Vidéo -  Présidentielles en Égypte : les candidats au second tour

  • Manon Globensky
    Manon Globensky

    Audio -  Massacre de Houla : les Occidentaux veulent accentuer la pression sur Damas

  • Ginette Lamarche
    Ginette Lamarche

    Audio -  Élections égyptiennes : les inquiétudes des coptes

Tous les correspondants

Facebook