Hugo Chavez lors de sa conférence de presse à Caracas.
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PC/AP Photo/Fernando Llano
Les quelque 16 millions d'électeurs vénézuéliens étaient appelés aux urnes, dimanche, dans le cadre du référendum sur la réforme constitutionnelle souhaitée par le président Hugo Chavez.
Les Vénézuéliens rejettent la réforme constitutionnelle proposée par le président Hugo Chavez, qui souhaitait augmenter le contrôle de l'État sur plusieurs secteurs.
Près de 51 % des électeurs ont voté contre alors que 49 % ont voté pour. Prenant acte des résultats, Hugo Chavez a reconnu sa défaite lors d'une conférence de presse tenue dans la nuit. Plus tôt, les deux camps avaient reconnu que les résultats allaient être serrés. Le vice-président, Jorge Rodriguez, a affirmé que les options du oui et du non étaient au coude-à-coude, alors que le décompte des votes se poursuivait. Les responsables de l'opposition en étaient arrivés aux mêmes conclusions.
« Nous allons accepter le résultat quel qu'il soit », avait auparavant déclaré déclaré le président Chavez. Avant cette défaite, il n'avait jamais perdu un scrutin depuis son arrivée à la présidence du Venezuela, en 1998.
Une vaste réforme
La réforme en 69 points proposée par le président lui aurait donné la possibilité de se représenter à son poste, sans limite de mandat, de décréter l'état d'urgence illimité et de censurer l'information en temps de crise.
Elle aurait constitutionnalisé par ailleurs le socialisme comme modèle social et économique, ce qui faisait craindre aux opposants l'instauration d'un régime de style cubain.
La réforme devait en outre alléger la journée de travail des Vénézuéliens en faisant passer le nombre d'heures de travail de huit à six. Hugo Chavez promettait aussi de donner encore plus d'ampleur aux programmes sociaux existants, fer de lance de sa politique.
Les mains propres?
Si le scrutin s'est déroulé dans le plus grand calme, il n'en reste pas moins que des craintes de fraudes ont été évoquées, dimanche. En effet, l'encre qui est utilisée par certains bureaux pour identifier les électeurs qui ont voté s'efface facilement.
Avant de voter, les électeurs devaient apposer leur pouce sur un tampon d'encre afin d'empêcher qu'ils se présentent à nouveau aux urnes.
Selon les autorités électorales, chaque échantillon d'encre a toutefois été vérifié avant le scrutin en présence de représentants de chacun des camps.