Entre la conférence sur les changements climatiques de Montréal, fin 2005, et celle de Bali, en décembre 2007, la Terre aura fait deux fois le tour du Soleil. Le temps pour le Canada de faire demi-tour.
Avec l'arrivée au pouvoir de Stephen Harper à Ottawa, l'engagement libéral de réduction des gaz à effet de serre (GES), contracté à Kyoto, est parti en fumée.
Ne restent que des projets, encore à l'état d'ébauche, qui renvoient à un avenir incertain une lutte contre le réchauffement de la planète qu'une communauté scientifique internationale unanime réclame pourtant de toute urgence.
À Ottawa, le climat est à la confrontation. Forte de sa majorité, l'opposition coalisée bat en brèche les velléités législatives du gouvernement pour mieux imposer les siennes.
Mais voilà, leur mise en oeuvre dépend d'un gouvernement rétif à le faire et qui a su jusqu'ici manoeuvrer pour la reporter aux calendes grecques.
Le compte à rebours, lui, se poursuit, au mépris de la politique.