Louise Arbour
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AFP/SHAH MARAI
En visite en Afghanistan, la haute-commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies, la Canadienne Louise Arbour, a critiqué mardi les autorités afghanes.
La haute-commissaire des Nations unies dénonce les violations toujours nombreuses des droits de la personne en Afghanistan et se préoccupe du taux alarmant de victimes civiles dans le conflit.
Elle reproche au gouvernement d'Hamid Karzaï le peu de progrès dans l'application d'un plan de lutte contre les atteintes aux droits de l'Homme. Elle estime par ailleurs que le nombre de victimes parmi la population civile d'Afghanistan atteint un taux alarmant.
Mme Arbour, qui termine une visite de six jours dans le pays, a déclaré que peu de choses avaient été faites dans le domaine de la justice et de la réconciliation depuis l'adoption en décembre 2006 d'un « plan d'action » dans ces domaines.
Ce plan « a été réduit à un seul objectif, la poursuite des auteurs d'atteintes aux droits de l'Homme », a indiqué Mme Arbour, en estimant que les victimes devaient aussi obtenir une reconnaissance et être indemnisées.
La haute-commissaire estime que des progrès et des initiatives étaient nécessaires pour aider l'Afghanistan à se confronter à son passé, incluant « des moments de vérité, des archives, des indemnisations et la reconnaissance symbolique des souffrances des victimes ».
Mme Arbour a également indiqué avoir demandé au président Hamid Karzai l'abolition de la peine de mort dans le pays. « Dans un pays où le système de la justice pénale est aussi déficient, c'est particulièrement problématique que la peine de mort soit appliquée », a-t-elle estimé.
En ce qui a trait au nombre élevé de victimes civiles dans le conflit afghan, Louise Arbour blâme autant les insurgés que les forces de l'OTAN. Selon la haute-commissaire, la coalition internationale doit particulièrement se pencher sur le problème.
Ces tueries, selon elle, ne violent pas seulement les lois internationales, mais érodent l'appui du public à l'OTAN et au gouvernement du président Hamid Karzaï.