Des immenses bouchons provoqués par la grève dans les transports.
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AFP/PIERRE VERDY
Après une semaine de perturbations dans les transports, plus du tiers des 5 millions de fonctionnaires français se sont joints mardi au mouvement de protestation qui frappe tout le pays.
L'opposition aux projets de réformes du président Sarkozy prend de l'ampleur avec des centaines de milliers de fonctionnaires qui se joignent aux grévistes du secteur des transports.
Le mouvement n'a toutefois pas ébranlé le président Nicolas Sarkozy. « On ne cédera pas et on ne reculera pas », a-t-il déclaré lors d'une intervention devant l'Association des maires de France. « Il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion », a-t-il ajouté à l'intention des syndicats.
Au ministère de l'Éducation, où l'on a enregistré la plus forte mobilisation, ce sont près de quatre enseignants sur dix qui ont débrayé pour la journée et plusieurs écoles ont été fermées. Les travailleurs de la poste, les contrôleurs aériens et les syndiqués d'hôpitaux dénoncent les suppressions d'emplois et demandent des hausses de salaire.
Des retards ont été signalés dans les aéroports de Paris et de Marseille. Seulement 330 des 700 trains TGV devaient quitter les gares. Et seulement un métro sur quatre roule à Paris. Les cheminots de la SNCF dans la rue depuis 7 jours veulent garder leur régime de retraite avantageux.
Dans le secteur de l'énergie, les membres du syndicat CGT, le plus important de France, ont entamé lundi soir une grève de 24 heures. Et plus tard au courant de la journée, mardi, un groupe d'environ 500 policiers se sont joints aux manifestants qui marchaient dans les rues de la capitale française.
Les policiers, comme l'a expliqué un des responsables de leur syndicat, « ne s'en sortent pas, se paupérisent, s'endettent, s'appauvrissent ».
Pendant ce temps, les étudiants universitaires poursuivent leur grève entamée au début du mois contre la place du privé dans l'enseignement supérieur. Près de la moitié des 85 universités françaises est touchée par ces contestations.
De plus, les Français ne peuvent plus acheter leurs journaux, les kiosques ne sont pas alimentés par les livreurs.
La ministre française de l'Économie, Christine Lagarde, estime que ces grèves coûtent à la France 575 millions de dollars par jour.