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Alors qu'une tempête faisait rage, un pétrolier russe s'est brisé en deux, dimanche, dans la mer Noire, laissant s'échapper 1300 tonnes de mazout. Au même moment, trois cargos chargés de soufre ont coulé dans le détroit de Kertch séparant la Crimée des côtes russes.
Plusieurs écologistes russes affirment qu'une catastrophe écologique menace l'intégrité de la mer Noire à la suite de quatre naufrages importants, au large des côtes ukrainiennes et russes.
Par ailleurs, dans la même région, un quatrième cargo, avec 17 personnes à bord et transportant 5600 tonnes de ferraille, a coulé près de Khersones sur la côte ukrainienne.
Les conditions météorologiques demeurent mauvaises et empêchent, pour le moment, le sauvetage de 11 marins qui se trouvent dans la partie arrière du pétrolier, ont annoncé les autorités russes.
Catastrophe écologique appréhendée
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AFP/JOSE LUIS ROCA
« C'est une grande catastrophe écologique. Il faut beaucoup de temps pour éliminer la pollution et on sentira ses conséquences même dans un an, et peut-être plus longtemps encore », a affirmé le coprésident du mouvement écologiste russe Ecodéfense (Ekozachtchita), Vladimir Sliviak.
Le président de la Croix verte, Sergueï Baranovski, membre de l'Académie russe des sciences naturelles, appelle de son côté le gouvernement russe à agir rapidement, car, selon lui, la gravité des dégâts dépendra des actions du ministère des Situations d'urgence et des services de secours.
« La fuite de mazout est un grand problème, mais le soufre qui a coulé représente un problème encore plus important », a relevé M. Baranovski.
Le gouvernement russe se dit aussi inquiet de la situation qui affecte également l'Ukraine. « Il faudra peut-être plusieurs années pour résoudre ce problème. Le mazout est une substance lourde et il coule actuellement jusqu'au fond de la mer », a expliqué à la chaîne russe Vesti-24, Oleg Mitvol, numéro deux de l'agence nationale de l'environnement.