Benazir Bhutto s'est rendue à l'hôpital Jinnah de Karachi.
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AFP/Adnan ALI
L'ex-première ministre pakistanaise Benazir Bhutto a effectué sa première sortie publique, dimanche, trois jours après l'attentat-suicide qui a visé son convoi, jeudi, à Karachi. Elle s'est rendue dans un hôpital de Karachi afin de réconforter des victimes.
L'ancienne première ministre, qui a échappé à un attentat jeudi, réclame l'aide de la communauté internationale pour faire la lumière sur cette attaque.
Mme Bhutto a réclamé l'implication de la communauté internationale pour faire la lumière sur cette attaque, pire attentat-suicide de l'histoire du Pakistan. Celui-ci a fait au moins 136 morts et 400 blessés. Son bilan pourrait d'ailleurs s'alourdir, en raison de l'état critique de plusieurs blessés.
L'ancienne dirigeante a également demandé l'ouverture d'une enquête indépendante afin d'expliquer pourquoi les lampadaires de la rue se sont éteints quelques minutes avant l'attentat.
Rappelons que, jeudi, une grenade a d'abord été lancée près du convoi de Mme Bhutto, créant un mouvement de panique parmi ses milliers de partisans, qui fêtaient son retour d'exil. La confusion qui a suivi a permis à un kamikaze de s'approcher du convoi et de faire exploser une bombe de 30 kilos remplie de billes d'acier et de clous.
La possibilité que d'autres attentats soient commis soulève des questions quant aux prochaines apparitions publiques de Benazir Bhutto. Elle doit notamment se rendre dans son village natal de Larkana au cours des prochains jours. Le chef de police de Karachi le lui a toutefois déconseillé, se disant incapable de garantir sa sécurité.
Élections générales au programme
En exil à Londres depuis 1999, Benazir Bhutto revient au Pakistan en prévision des élections législatives qui doivent avoir lieu au début de 2008. Elle a déjà fait savoir qu'elle resterait au pays et qu'elle mènerait son parti lors de ce scrutin, malgré l'attentat de jeudi.
L'ancienne première ministre se pose en porte-étendard de la démocratie et des droits fondamentaux des Pakistanais. La popularité de celle qui fut la première femme à accéder au poste de premier ministre dans un pays musulman demeure importante au sein d'une frange de la population, qui lui voue un véritable culte.