Mahmoud Abbas (archives)
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AFP/Khaled Desouki
À l'approche de la conférence internationale sur le Proche-Orient convoquée par Washington, les différentes parties impliquées émettent de plus en plus ouvertement leurs revendications territoriales.
Le président palestinien exige qu'Israël restitue tous les territoires qu'il a conquis lors de la guerre de 1967 en vue de la création d'un État palestinien.
Mercredi, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a exigé qu'Israël restitue tous les territoires conquis en 1967 en vue de la création d'un État palestinien. Il s'agit d'un territoire de 6205 kilomètres carrés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Selon des documents obtenus par l'Associated Press, les Palestiniens revendiqueraient aussi Jérusalen-Est, annexée par Israël en 1967.
C'est la première fois qu'un dirigeant palestinien émet des revendications aussi précises sur la question territoriale d'un futur État palestinien et Mahmoud Abbas a été très clair sur le sujet. « Nous avons 6205 kilomètres carrés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Nous les voulons tels quels », a-t-il déclaré.
M. Abbas a laissé entendre qu'un échange de territoires avec Israël était toujours possible, mais les 6205 kilomètres carrés de territoires sont non négociables. « Nous n'avons pas d'objection à un ajustement de frontières, sur la base de la même qualité et la même quantité », a-t-il ajouté.
De son côté, Israël a toujours refusé de revenir aux frontières d'avant 1967. Le premier ministre Ehoud Olmert a cependant admis que de grandes portions de territoires devraient être cédées aux Palestiniens pour en arriver à un accord. Son gouvernement a même évoqué des concessions sur Jérusalem-Est.
Les négociateurs palestiniens et israéliens planchent présentement sur une déclaration commune qui sera soumise à la conférence internationale sur le Proche-Orient qui doit avoir lieu en novembre, aux États-Unis.
Washington espère que cette conférence préparera le terrain pour un règlement de paix définitif au Proche-Orient.