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Somalie et Myanmar
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L'organisation non gouvernementale allemande Transparency International (TI) publie, mercredi, un palmarès annuel de la corruption dans le monde qui permet de constater que, bien souvent, la pauvreté et les conflits sont de formidables vecteurs de corruption.
En effet, la liste des pays les plus corrompus pourrait aisément être confondue avec celle des pays les plus pauvres et les plus politiquement instables. Ainsi, on retrouve tout au bas de la liste de 180 pays la Somalie et le Myanmar, deux nations à l'économie déliquescente qui sont aussi le théâtre de graves agitations.
À peine mieux, Haïti, les îles Tonga, le Soudan, le Tchad et l'Afghanistan ressortent comme des pays où la perception des niveaux de corruption est parmi la plus élevée du monde.
Selon la présidente de TI, la Canadienne Huguette Labelle, « lorsque les institutions publiques sont paralysées ou non existantes, des individus sans scrupules se servent des ressources publiques et la corruption règne ».
Toutefois, Mme Labelle estime que les pays les moins corrompus ont néanmoins une grande responsabilité dans les problèmes des autres pays puisque « l'argent de la corruption provient souvent de sociétés multinationales basées dans des pays riches ».
Le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande figurent pour leur part comme les pays les moins corrompus. Le Canada, malmené au cours des dernières années dans la foulée du scandale des commandites, a amélioré son résultat et figure désormais en neuvième position.
L'Indice de perception de la corruption est calculé en se fondant sur 14 enquêtes et sondages différents réalisés par des organismes indépendants auprès d'hommes d'affaires et de spécialistes de 180 pays.
![]() Photo: Transparency International Le monde de la corruption, selon Transparency International |
Site officiel (en anglais)
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