George W. Bush s'adresse aux délégués.
©
AFP/Timothy A. Clary
La 62e Assemblée générale des Nations Unies s'est officiellement ouverte mardi à New York. Quelque 193 orateurs, dont 99 chefs d'État, devraient y prendre la parole à tour de rôle d'ici mercredi prochain.
Le président américain George W. Bush annonce de nouvelles sanctions contre le Myanmar à l'ouverture de la 62e Assemblée générale de l'ONU.
La situation politique tendue qui règne au Myanmar a monopolisé l'attention en lever de rideau puisque le président américain George W. Bush a annoncé de nouvelles sanctions à l'encontre de la junte militaire.
Dans un geste d'appui aux dizaines de milliers de personnes qui manifestent au côté des moines bouddhistes, il a annoncé un resserrement des sanctions économiques contre le régime et ceux qui le soutiennent. De plus, son administration élargit une interdiction de visa aux responsables des violations des droits de la personne les plus flagrantes et aux membres de leurs familles.
Un peu plus tôt en matinée, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait dit suivre de près l'évolution de la situation au Myanmar. « Nous appelons de nouveau les autorités à faire preuve de retenue, à engager un dialogue avec toutes les parties prenantes au processus de réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
M. Bush a aussi demandé aux délégués de soutenir la lutte pour la démocratie que mènent le Liban, l'Afghanistan et l'Irak, mais ne s'est pas attardé aux opérations militaires des États-Unis dans ces deux derniers pays. Le président américain a par contre vilipendé la Corée du Nord, la Syrie, l'Iran et le Bélarus, quatre pays qui, dit-il, privent leurs citoyens des droits fondamentaux contenus dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Vaste programme
©
AFP/Spencer Platt
La controverse entourant le programme nucléaire de l'Iran a aussi retenu l'attention au cours de la journée, notamment lors de l'allocution du président français Nicolas Sarkozy.
« L'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles mais, en laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde », a-t-il fait valoir.
Le président Sarkozy a soutenu qu'il « n'y aura pas de paix dans le monde si la communauté internationale fait preuve de faiblesse face à la prolifération des armements nucléaires ». La crise actuelle, dit-il, ne sera résolue « que si la fermeté et le dialogue vont de pair ».
Nicolas Sarkozy a tenu ses propos quelques heures à peine avant que le président de la République islamique, Mahmoud Ahmadinejad, ne prenne la parole. Ce dernier devrait réitérer que le programme iranien est développé à des fins civiles.
Le président français a aussi profité de son temps de parole pour proposer un « New Deal écologique et économique » pour mettre un terme aux injustices actuelles.
Absence remarquée
L'Assemblée des Nations unies se déroule en l'absence du président vénézuélien Hugo Chavez. Celui qui avait retenu l'attention l'an dernier en s'attaquant vertement au président Bush, qualifié de « diable », devait prononcer un discours mercredi. Il a toutefois annoncé mardi qu'il était trop occupé pour se rendre à New York. Il sera représenté par son ministre des Affaires étrangères.
Bien que le thème officiel de cette 62e session de l'Assemblée soit la lutte contre le réchauffement climatique, chaque orateur a la liberté d'aborder les sujets de son choix. Le conflit opposant les miliciens djandjawids aux populations noires du Darfour, le processus de paix israélo-palestinien et le dossier du nucléaire nord-coréen devraient notamment retenir l'attention au cours des prochains jours.