L'impasse perdure après 100 jours

Tous les journaux belges discutent de la crise politique en une. Tous les journaux belges discutent de la crise politique en une.   © AFP/Belga/Nina Francesca

Cent jours après les élections législatives de juin dernier, les principaux partis politiques belges n'ont toujours pas réussi à former un gouvernement de coalition, alimentant du coup les discussions sur une possible partition de la fédération.

Les partis politiques flamands et wallons n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur la formation d'un gouvernement de coalition. La partition est le sujet de l'heure au pays.

Grand gagnant du scrutin du 10 juin dernier, le chef des démocrates chrétiens flamands, Yves Leterme, n'a toujours pas réussi à former un gouvernement paritaire réunissant les libéraux, grands vainqueurs du côté wallon.

En Belgique, les 6 millions de Flamands, locuteurs néerlandais de la partie nord, et les Wallons, francophones habitant au sud, votent chacun pour leurs partis, qui doivent ensuite négocier la formation d'un gouvernement de coalition.

Or, les démocrates chrétiens flamands et les libéraux wallons ne s'entendent pas sur une réforme des institutions. Les Flamands réclament une forme de décentralisation de manière à obtenir plus d'autonomie, tandis que les Wallons tiennent à un gouvernement central fort.

Bien que ce ne soit pas la première fois que les partis belges peinent à former un gouvernement - il a fallu environ 5 mois en 1987 -, la situation actuelle inquiète grandement. Les discussions sur une partition du territoire vont bon train dans les médias.

Un sondage publié dans le journal Het Laatse Nieuws mardi ne fait rien pour atténuer cette idée. Il conclut que 46,1 % des Flamands souhaitent la partition de leur pays et que 60,4 % d'entre eux voient toujours en Yves Leterme le meilleur premier ministre.

Pour la première fois depuis son accession au trône, le roi Albert II doit jouer un rôle de médiateur. Il a mandaté le président de la Chambre des représentants pour tenter de rapprocher les partis. Entre-temps, le précédent gouvernement de Guy Verhofstadt continue d'expédier les affaires courantes.

Malgré la discussion grave sur l'avenir du pays, l'humour belge n'a pas disparu. Un plaisantin a mis le pays à vendre sur le site de vente aux enchères eBay. Offerte à un prix de départ de 1 euro, la Belgique, présentée comme un « royaume en trois parties » (Bruxelles ayant un statut spécial au sein de la fédération), atteignait 10 millions d'euros lorsque eBay a retiré l'annonce de son site. Le faux vendeur expliquait que la Belgique pouvait être acquise en un bloc, mais que ce choix était déconseillé.

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