
Irak
![]() Photo: AFP/Ali Yussef Une manifestation contre la construction d'un mur entre deux quartiers de Bagdad. |
En Irak, le premier jour du ramadan a été marqué par l'assassinat du cheik Abdoul Sattar Abou Richa, un des plus importants alliés de Washington.
Le cheik Abou Richa est mort dans l'explosion d'une bombe posée sous sa voiture, à Ramadi, dans la province d'Al-Anbar.
Cet allié des États-Unis a réussi à rallier les sunnites de l'ouest et à ainsi pacifier la région, connue pour être un des fiefs des insurgés.
Âgé d'une quarantaine d'années, Abou Richa dirigeait une coalition de 25 tribus rassemblées sous son autorité pour lutter aux côtés des troupes américaines contre Al-Qaïda en Irak. Cette stratégie avait permis une baisse considérable des attaques menées par les insurgés sunnites, selon le commandement américain.
Membre de la tribu Al-Doulaïmi, il était un interlocuteur privilégié des responsables américains et était présent lors de la visite de George W. Bush dans la province d'Al-Anbar, le 3 septembre.
La mort du cheik Abou Richa est une « perte tragique », a estimé le Pentagone. De son côté, la Maison-Blanche a qualifié cet attentat d'« acte indigne », se disant sûre que les chefs tribaux de la province poursuivraient la lutte contre Al-Qaïda.
Sécurité renforcée
Par ailleurs, la crainte des attentats durant le ramadan a conduit les forces de sécurité à renforcer leur vigilance, notamment dans Bagdad, déjà en état d'alerte permanente.
Malgré ces mesures, au moins 4 personnes ont été tuées et 10 blessées par l'explosion d'une bombe sur une place très fréquentée du quartier chiite de Talbiyah, dans le nord-est de la capitale.
Pour ce premier jour du ramadan, le commandement américain a annoncé la libération d'un premier groupe de prisonniers irakiens. Jusqu'au 13 octobre, entre 50 et 80 personnes seront libérées quotidiennement.