Les partisans du candidat Alvaro Colom après l'annonce des résultats préliminaires.
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AFP/Yuri Cortez
Le premier tour des élections présidentielles au Guatemala n'a pas suffi pour départager les candidats. Les électeurs devront repartir aux urnes une seconde fois le 4 novembre prochain.
Selon les résultats provisoires, le social-démocrate Alvaro Colom et le conservateur Otto Perez s'affronteront au deuxième tour du scrutin. La lauréate du prix Nobel de la paix, Rigoberta Menchu, n'est plus dans la course.
Selon les premiers résultats, sur la base du dépouillement de plus de 76 % de bulletins de vote, le social-démocrate Alvaro Colom a obtenu 28,4 % des suffrages et son adversaire conservateur Otto Perez, 24,59 %. Le candidat du parti au pouvoir, Alejandro Giammattei, se classe en troisième position avec 17,5 % des voix.
La prix Nobel de la paix, Rigoberta Menchu, a été éliminée à l'issue du premier tour, ne récoltant que 3,02 % des suffrages.
Alvaro Colom, chef d'entreprise de 56 ans, se présente pour la troisième fois à l'élection présidentielle à la tête de l'Union Nationale de l'Espérance.
Le général à la retraite Otto Perez, 56 ans, surnommé le « général de la paix » pour avoir négocié et signé les accords scellant la fin de la guerre civile (1960-1996), promet une lutte sans merci contre la corruption, les trafiquants de drogue et les Maras, les gangs armés d'Amérique centrale.
Selon les médias locaux, le taux de participation serait de 60 %.
Le vainqueur du deuxième tour sera élu pour un mandat non renouvelable de quatre ans et prendra ses fonctions en janvier.
Le premier tour des élections s'est déroulé dans le calme. Aucun incident majeur n'a été signalé. Pourtant, la campagne électorale a été marquée par l'assassinat d'une cinquantaine de militants et de candidats à des mandats locaux
Le chef de la mission d'observation de l'Union européenne (UE), Wolfgang Kreissl-Dörfler, s'est dit « agréablement surpris » par le déroulement du scrutin.
Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA) José Insulza s'est félicité de « l'atmosphère pacifique de tolérance et de respect de la légalité qui a prévalu (dimanche) sur le territoire guatémaltèque ».
Les questions de l'insécurité et de la violence ont été le thème central de la campagne électorale. On enregistre 6000 meurtres depuis le début de l'année.
Au Guatemala, pays le plus peuplé d'Amérique centrale (13 millions d'habitants), 80 % de la population vit dans la pauvreté, et le pays n'a jamais eu de président indien, bien que les Indiens représentent 60 % de la population.